06.08.2008
Killers kill, Dead men die
Je vous embête encore un peu avec un cycle de photos hollywoodien d'Annie Leibovitz qui date de septembre 2007. Je crois que je préférais le cycle hitchcockien (voir dans mes albums d'images), mais allez, celui-ci est pas mal aussi! Et puis, encore une fois, la star des photographes a réussi à réunir un parterre d'acteurs dignes des plus grands Scorcese... Le thême est le "film noir" des années 50-60'... Trés belle lumière, magnifique mise en scéne!
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25.07.2008
Blockbuster²
* Je voudrais témoigner d'une fausse publicité honteuse!
- "En pleine possession de ses moyens, Adamson organise un impressionnant ballet de fers croisés qui ne sacrifie jamais son réalisme sous prétexte de plaire au plus grand nombre." -premiere-
- "Débarrassée de son pesant sous-texte chrétien, plus axée sur la dimension épique et heroic fantasy, efficace et nerveuse côté mise en scène, cette suite remplit sans peine sa principale ambition : distraire." -Télécinéobs-
- "Si l'effet de surprise ne joue plus dans ce second volet (...) la saga y gagne en maturité (...) ce qui laisse du champ à de spectaculaires scènes d'action tournées dans des décors naturels de rêve." - Le parisien-
- "Pas un seul temps mort durant les 2h23 que dure ce récit épique, (...) la construction de la narration est redoutable d'efficacité, on est happé par l'aventure et la magie de cet univers fantaisiste et coloré." - Le journal du dimanche -
- "Le Prince Caspian est sans doute possible le plus beau film de fantasy qu'on ait vu depuis celui de Peter Jackson (...)." - Mad Movies-
Et surtout, celui qui m'a convaincu d'aller voir cet opus aprés la daube infame qu'était le premier :
- "Puristes et ardents tolkienophiles avaient grimacé devant un premier Narnia trop gnangnan, trop “heroic (en)fantasy”, qui visait maxi les CM2 sans se soucier des parents. Les plus échaudés risquent du coup de snober le deuxième volet, et ils ont tort. Sans rivaliser avec l’étalon Seigneur des anneaux, il nous entraîne dans un imaginaire plus sombre, plus mature, plus homérique." - Ciné Live -
Je rêve! I'm dreaming!!!
On a pas vu le même film alors!
Quelle niaiserie! Oser parler de maturité, de côté sombre, d'élans homériques!!! Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre?! Je vais les attaquer pour mauvaise foi affichée!
Donc, reprenons : "Narnia 2" (puisqu'il s'agit de ce film), c'est tout comme le 1er : culcul, avec des petits animaux mignons qui parlent; un lion qui disparait 1000 ans et on se demande pourquoi puisque quand il est là, tout est rêglé, plié, en 4 secondes chrono; une potion qui fait renaitre les gentils qui sont morts au combat; des acteurs principaux qui nous horripilent; des décors plan-plan; une musique inexistante; une colorimétrie aussi gnangnan que dans la scéne de la danse amoureuse du 2nd Starwars (avec les cascades bleues dans les airs et l'herbe toute verte...); une réalisation inexistante, mollassonne, des rallentis quand il commence à y avoir un peu d'action...
Mais il y aussi dans cet épisode : un prince ("dans le rôle-titre, le très plastique Ben Barnes a l'épaisseur d'une décalcomanie" -Telerama-) qui tombe amoureux de la grande soeur (et on a même droit au baiser final, culcul bien sur, z'allaient pas mettre la langue non plus, ca aurait pu choquer!); une bataille finale dans laquelle le spectateur n'est jamais convié à entrer, que l'on voit de loin, de haut, au rallenti... C'est peu dire qu'on s'y ennuie!
Alors voilà, j'y suis allée enthousiaste, pressée par les bonnes critiques obtenues dans tous les journaux de cinéma! Et qu'est-ce que j'ai pu me faire ch***! Je crois que les critiques de Mad Movies devraient aller pointer à l'ANPE pour avoir oser comparer et mettre à égalité cette nouvelle sucrerie de Disney avec l'épopée de Jackson! Y a du foutage de gueule là!
Passons!
* 2em blockbuster du mois : HANCOCK, de Peter Berg ("Very Bad things")
Nouveau film de super-héros, avec Will Smith, en été, tout ca n'annonçait rien de bon! Et bien, pour le coup, c'est une erreur! Ce film est assez bon dans son genre! Smith joue bien (wouahhou! rien que ca, c'est un miracle!!! ouh que je suis mauvaise langue!), le scénar' est assez bien ficelé, et pourtant il n'y a rien dedans qui fasse penser à un vrai film de super-héros! J'en suis ressorti surprise, agréablement surprise! Et ne soyez pas à votre tour suspicieux! Non je ne l'ai pas vu APRES Narnia, ce qui lui aurait permis de bénéficier de la mauvaise impression laissée par ce-dernier!
Résumé : "Il y a les héros, les super-héros et il y a... Hancock. Ses superpouvoirs lui ont souvent permis de sauver d'innombrables vies, mais les dégâts monstrueux qu'il fait au passage ont fini par le rendre impopulaire. Les habitants de Los Angeles n'en peuvent plus et se demandent ce qu'ils ont bien pu faire pour mériter un "héros" pareil. Hancock est une tête de mule irascible qui n'est pas du genre à se soucier de ce que pensent les gens... du moins jusqu'à ce qu'il sauve la vie de Ray Embrey, un spécialiste des relations publiques."
Un anti-héros, alcolo, pas pointilleux sur la politesse, sur le politiquement correct et sur la bienséance! Il rencontre donc un spécialiste des relations publiques qui, pour remerciement de l'avoir sauver, veut faire aimer Hancock du public! La femme de cet homme étant ... Charlize THERON! Délicieuse dans son rôle! Ce n'est pas une actrice que j'aime particulièrement, mais son rôle là est assez sympathique, apporte une bonne touche de profondeur au film, bien plus que ce à quoi je m'attendais! Toutes les critiques sont ici unanimes sur le fait que ce film se démarque pas mal des sorties estivales et tire son épingle du jeu des films de super-héros! Les perso ne sont pas caricaturaux (non non, même pas Will Smith, qui ne joue pas le cynique-comique habituel!) et les effets spéciaux assez bons! Bon par contre, côté méchants, c'est la grande plaine aride! Mais là n'était pas le sujet de ce film, et c'est ca justement la bonne surprise!
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15.07.2008
Chronique ciné juillet
Je suis allée voir ces derniers jours, dans le désordre :
* Un conte de Noel, d'Arnaud DESPLECHIN,
avec Mathieu Amalric, Emmanuelle Devos (comme dans tout Desplechin!), Catherine Deneuve, Chiara Mastroiani, Anne Consigni (dépressive, comme d'habitude!), Melvil Poupaud, Hippolyte Girardot...
Je vous mets le résumé Allociné, parce que c'est trop compliqué à raconter, et vous n'y comprendrez rien si je m'y mets!
"À l'origine, Abel et Junon eurent deux enfants, Joseph et Elizabeth. Atteint d'une maladie génétique rare, le petit Joseph devait recevoir une greffe de moelle osseuse. Elizabeth n'était pas compatible, ses parents conçurent alors un troisième enfant dans l'espoir de sauver Joseph. Mais Henri qui allait bientôt naître, lui non plus, ne pouvait rien pour son frère - et Joseph mourut à l'âge de sept ans. Après la naissance d'un petit dernier, Ivan, la famille Vuillard se remet doucement de la mort du premier-né. Les années ont passé, Elizabeth est devenue écrivain de théâtre à Paris. Henri court de bonnes affaires en faillites frauduleuses, et Ivan, l'adolescent au bord du gouffre, est devenu le père presque raisonnable de deux garçons étranges. Un jour fatal, Elizabeth, excédée par les abus de son mauvais frère, a "banni" Henri, solennellement. Plus personne ne sait exactement ce qui s'est passé, ni pourquoi. Henri a disparu, et la famille semble aujourd'hui dissoute. Seul Simon, le neveu de Junon, recueilli par sa tante à la mort de ses parents, maintient difficilement le semblant d'un lien entre les parents provinciaux, la soeur vertueuse, le frère incertain et le frère honni..."
Difficile de réduire le film à ces quelques lignes tant il y de fourmillements de sentiments, de foisonnement d'idées, de complexité dans les liens entre les membres de cette famille. En jouant avec les patronymes de ces perso, Desplechin nous fait croire à une tragédie grecque, et ca s'en rapproche beaucoup, en effet. J'ai été enchanté par ce film! Quel bonheur d'assister à ce drame ordinaire de la vie familiale. Rien de trés original : des parents, avec leurs préférences, plus souvent dites que tues pour le malheur des uns et des autres, des enfants devenus grands, parents à leur tour... Il ne faut pas grand chose pour installer le mal-être chez Desplechin; il est passé maitre en la matière. Et là, il y excelle. En cela, le film est difficile, pas d'un abord trés accrocheur, et la direction d'acteur également est déroutante : Amalric, le chantre de Desplechin, y est un Cyrano cynique récitant, mais magnifiquement émouvant; Emmanuelle Devos toujours parfaite dans son étrangeté; Deneuve, dure dans ses choix, parfois trop, sans complexe pourtant à avouer qu'elle n'aime pas son fils; Melvil étranger à son rôle, un peu invisible face à Chiara (merveilleuse, comme d'habitude!), et le père, Roussillon, trés bon dans ce rôle, interprétation parfaite. Le personnage d'Anne Consigny, Elisabeth, la seconde devenue ainée par le poid du destin, y est le plus perturbant. L'élément qui met en branle la tragédie. On ne comprend pas pourquoi elle décide, un jour, de bannir son frère; pourtant, nul dans la famille ne décide de lutter contre cette décision inique, et le frère se retrouve bel et bien mis au ban de la famille. Pourquoi? Le film ne donne pas toutes les réponses, peut-être n'y en a t'il pas! Mais c'est une sacrée jouissance en tant que spectateur d'assister à ce ballet de grands acteurs, dans un scénar' aussi bien ficelé, au milieu de la débandade cinématographique actuelle!
Je comprends mieux pourquoi tous, à Cannes, parlaient de ce Desplechin pour une palme; je comprends moins qu'il n'ait rien obtenu... Et surtout, qu'à la place, on ait sacré un docu-fiction mineur sur un sujet loin d'être universel!
* Speed racer, des fréres Wachowsky (Matrix), avec Emile Hirsh, Christina Ricci, John Goodman, Susan Sarandon, Mathew Fox (Lost)
"Speed Racer est un as du volant, un fonceur instinctif et intrépide qui enchaîne les victoires. Né pour ce sport à haut risque,
il n'y a connu qu'un seul rival : son propre frère, le légendaire Rex Racer, fauché en pleine gloire et dont il est aujourd'hui l'héritier.
Loyal à la firme de son père, Pops Racer, concepteur de sa puissante Mach 5, Speed a rejeté une alléchante proposition des Royalton Industries. Après s'être attiré par ce refus la haine du fanatique Royalton, Speed découvre que certaines des plus grandes courses américaines sont truquées par une poigné d'hommes d'affaires, manipulant les meilleurs pilotes pour booster leurs profits. Et puisque Speed refuse de courir sous ses couleurs, Royalton veillera à ce que la Mach 5 ne remporte plus une seule course...
Pour sauver l'entreprise familiale et sa carrière, Speed n'a d'autre issue que de battre Royalton à son propre jeu. Soutenu par sa famille et sa fidèle compagne Trixie, le pilote s'associe à un ancien rival, le mystérieux Racer X, pour remporter la course mythique qui coûta la vie à son frère : le terrifiant rallye "Crucible"..."
Autant l'avouer rapidement, ce film est une daube! Plutôt minable la daube en plus!
Je voulais le voir d'une car c'est un projet Wachowsky, et que je suis toujours interessée de voir ce qu'ils ont d enouveau à nous montrer, en général quelque chose d'assez novateur; de deux, car le parti pris des images me semblait intéressant, entre manga et pop art'. Malheureusement, l'intérêt s'arrête là!
Il ne sagit que d'une farce moralisatrice, coloriée par un gamin avec des feutres fluos. Point! Et longue la farce en plus! Y en a qui ferait mieux de se coucher parfois avant de décider de faire un film pour leurs mioches (ca me rappelle un certain Rodriguez non?! Et bien figurez vous qu'il fait parti des sources citées par les frérots pour l'inspiration de ce film! Ah je me disais aussi...)
* Sex & the city, de Michael Patrick King, avec ... (des filles dont on se fout éperdument de savoir comment elles s'appellent puisque leur seul fait d'arme -ou presque- est d'avoir jouer dans la série du même nom!)
Ca fait un sacré bail qu'on nous l'annoncait, et avant ca la série Friends était passée par les mêmes rumeurs et tractations. Mais voilà, aller savoir comment, Sex&TC s'est détaché du lot pour sortir pour de bon devant nos yeux éblouis par tant de paillettess. Alors, que pouvait amener de plus un film? Est-ce que le format 20 min était vraiment extensible jusqu'à faire du 2h 20 (oui oui! vous ne rêvez pas! 2h20, 140minutes, de SJP et ses pop's en Manolo Blanick, hurlements hystériques, et froufrous...)...
Je vais vous le dire, vous en bavez tellement vous êtes en transe de le savoir ... Ca n'améne RIEN DU TOUT! mais à ce point de RIEN, on peut même parler de vide abyssal! Moi je dis, le scénariste de ce film on peut le marier avec celui du dernier Astérix!
Alors, Carrie aime Big, mais Big hésite, alors Carrie pleure, pluis revient dans les bras de Big... Voyons voyons, on aurait pas déjà vu ca quelque part? je sais pas moi, mais style les 6 ou 7 saisons ne parlent elles pas que de ca, quasiment! Oui, fallait vraiment encore un dernier rebondissement!
Charlotte éléve sa petite fille adoptée, dans un bonheur sans égal. Elle rayonne, fait l'amour 3-4 fois par semaine avec son mari, c'est le pied absolu, sauf quand elle attrape la Turista, mais bon, fallait un rebondissement là!
Miranda est toujours avec Steeve et Brady, mais l'ennui au sein du couple s'est installé; heureusement, on sait bien qu'ils sont fait pour finir ensemble ces deux là, donc ils finissent ensemble! Cqfd!
Samantha vit à L.A. avec son beau blond, mais c'est dur d'être loin de ses pop's; alors elle mate son voisin, mange des sushis, adopte un chien-chien, fait les boutiques...
Fooormidable film, vraiment! Je savais que ca ne vaudrait rien, mais que voulez-vous, la curiosité est un vilain défaut! Ma pop's à moi, venue m'accompagner, a succombé au maléfice au bout d'une heure de film et n'est réapparu que par intermittance ensuite!Moi j'ai tenu bon, mais c'était bien par fidélité à la série, sinon, je crois que j'aurais fait de même! Tout ca pour dire que les adaptations ciné de séries, c'est po terrible!!! Mieux vaut s'en tenir là.
Ps : j'allais oublier! Le réa Michael Patrick King n'est connu pour rien d'autre! C'est magnifique quand même de confier un budget aussi conséquent, quelque chose comme le budget de toute la production française d'une année, à un débutant!!! Y a qu'aux states pour voir ca! En même temps, avec les résultats qu'on connait...
* Diary of the deads, de George ROMERO, avec personne de connu
Ben c'est un film de Romero, donc de Zombies. Vous dire que Romero est fini, c'est un peu comme quand je dis que Depardieu est un
mauvais acteur! Pour certains, c'est hérétique, pour moi c'est une simple affirmation qui énonce une vérité. Déjà, le dernier du soi-disant maitre de l'horreur avait été une sale déception pour mon chéri (moi j'ai commencé les films de Zombies par Dawn of the dead, qui était une réadaptation du film de Roméro justement, mais en dix fois plus percutant et sanglant! Du lourd donc! comment voulez-vous qu'ensuite, en voyant le cultissime "Nuit des morts-vivants" ca me fasse autre chose qu'hurler de rire tellement ca a mal vieillit! Je peux comprendre qu'à l'époque, c'était génial, novateur, tout ce que tu veux, mais aujourd'hui c'est comme parler de Flash Dance!)
Bref, ce diary surfe sur la vague du film de zombies, remis au gout du jour grâce à Danny Boyle qu'on ne remerciera jamais assez (je kiffe grave les films -bons- de zombies!). Romero s'est dit "c'est moi le maitre! y a pas moyen que ces blanc-becs me volent la vedette", et zou il s'est remis à la tache! Mais le papi de 90 ans est légérement dépassé par l'évolution de ce genre, il en est resté a son époque!!! Alors ca nous donne un film con (Des étudiants en cinéma font un film dans la forêt quand ils apprennent que les morts se relévent. Certains décident d'aller se cacher, d'autres d'aller voir de plus prés et de filmer! Mais, comme il faut bien montrer ces quelques premières images, le perso maintient sa caméra allumée quand lui et ses potes écoutent la radio (?!! on sait jamais!), quand ils ont fini une prise (c'est bien connu, la pellicule, ca ne coute rien!), ... ), un film mou (les zombies de Romero sont bêtes et lents, donc tout est bête et lent...), malgré le peu de dangerosité de nos amis lez zombies mous du bide, les étudiants tombent comme à gravelote (tiens, tiens, d'où vient cette expression qu'on n'écrit pas souvent?!), un film long (on commence à connaitre! d'abord la découverte, ensuite la peur, puis la réaction -on s'arme, le chaos dans la ville-, puis l'extermination (des hommes ou des zombies, au choix du réa!), et la conclusion, morbide ou heureuse, selon! ). Le postulat rappelle un peu trop le trés bon "REC" vu dernièrement (trés bon en comparaison!) de Balaguero!
Là, on s'emmerde dés la découverte, alors vous vous imaginez le reste! on sursaute deux fois dans le film; les gens dans la salle étaient morts de rire à plus d'une occasion! Moi, je dis, c'est la loose totale à ce niveau-là! Je serais le fils ou la fille de papi Romero, je l'enfermerais dans un hospice et je profiterais des sous engrangés par la trilogie de base! Point!Je ne comprends pas du tout le prix de Géradmer! C'est du léchage de bottes intensif, y a pas d'autres possiblités!
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23.06.2008
Ce bon vieil Indi!
Ca devait être LA grande déception de l'année, à l'égal de "La menace Fantôme"... Franchement? Vous y croyez vous? Faire pire que "La menace fantome"? Non, c'était pas possible! Ca ne pouvait être que mieux! Au moins, à ce sujet, Lucas est rassuré! Maintenant, on ne va pas crier non plus au film culte! Ca, c'était avant! Maintenant, un film d'aventure, simple, sans fond politique, ca ne peut être qu'un bon moment passé dans son fauteuil! Et on ne demande rien de plus! En ce sens, je trouve que le nouvel opus est un succés! Il y a des défauts, et nous allons en parler, mais je n'essaie pas de voir en Indi auttre chose que ce que ca a toujours été : un film décérébré, mystique, avec quelques effets spéciaux bien vieillots qu'on vénére pour ca, un lasso, un chapeau et un Harrison en forme! Point!
Si vous suivez bien, je parle bien sûr du nouvel INDIANA JONES : "et le royaume du crane de cristal", réalisé par Steven Spielberg, produit par George Lucas, avec Harrison Ford, Shia La Boeuf, Karen Allen, John Hurt... et musique de John Williams, of course!
Je n'aime pas trop le titre! Trop à rallonge! Les autres étaient toujours en 2 parties : - L'arche d'alliance ; - Le temple maudit; - La dernière croisade. Pourquoi n'ont-ils pas choisi simplement "Le crane de cristal"? Je titille là! Ca m'avait fait pareil pour les starwars! Idem pour les affiches! Je regarde les détails, je trouve qu'il n'y a pas le même ton, trop de perso... C'est du blabla inutile là! Aprés tout, seul le film nous intéresse.
Le film donc :
Je suis allée le voir de façon assez détachée, finalement! Je rentrais de Grèce, un bête morceau de pellicule ne me semblait pas susceptible d'égaler mon excitation du voyage! Pourtant, je vous assure que je suis ultra fan de la saga! Peut-être un tout petit poil moins que Starwars, parce que je me suis approprié ces derniers (c'est de ma propre initiative, petite, que je les revoyais tous les week-end, alors que les Indi restaient un moment partagé en famille!). J'avais pensé qu'à sa sortie, je serais aussi excitée que pour La menace Fantôme! Peut-être que l'ENORME déception qui a découlé du visionnage de ce film a créé une sorte de barrière protectrice?! "espiègle comme un écolier"! Non je ne l'étais pas! A peine ais-je retenu ma respiration une fraction de seconde quand est apparue la bannière de Lucasfilm... Avant, c'était quand les tambours de La 20th Century Fox éclataient... Tatatam TATATAM TATATAM! ET direct la musique de Williams... Que de temps passé devant ces images... C'est un souvenir de cousins aussi! Le week-end, dans la grande maison familiale, on se serrait tous sur les fauteuils et on se mettait "Le temple de Pancot", on l'appelait comme ca, et c'était un cassette encore! Combien de fois ais-je du le voir celui-là? ... 50 fois peut-être? Un peu moins! Dur à dire! Ce n'est pas mon préféré pourtant, mais c'était le seul que mes grands-parents avaient! Mon préféré, c'est le dernier! Ca l'a toujours été! Je n'ai jamais lu de critique sur Indi, j'étais trop jeune à l'époque pour m'intéresserà ce qui s'en disait, je ne sais donc pas lequel les critiques ou le public préférent en général! Moi, rien que de voir l'intro avec River Phoenix et les serpents, puis Sean Connery (quel merveilleux rôle!)... Peut-être que c'était une entourloupe des producteurs, mettre une grosse star + un père pour jouer la filiation et attirer plus de spectateurs?! Je ne me posais pas ce genre de questions! j'étais naïve! C'était simplement un chouette film! Ca l'est encore! Pour mes films d'enfance, je ne fais aucune réflexion! Je ressent, simplement! Ca ne peut pas être expliqué! Ca ne DOIT pas l'être!
Mais voilà, maintenant, je suis vieille et con! Alors, quand apparaissent les premières images, ces marmottes bizarres, j'ai déjà un mauvais rictus sur les lèvres... Pfff! Quelle connerie la maturité! Je préférerais avoir gardé mon âme d'enfant pour voir ce film, je vous le dis! A part les marmottes donc, les 15 premières minutes sont trés bonnes! Bien rythmées! L'arrivée d'Indi est géniale, ce chapeau aux pieds d'un homme qu'on ne voit pas, et malgré ca on ne voit que lui! C'est dingue ca! Faut dire que c'est un monstre sacré notre Indi! Un perso fédérateur comme on en a rarement vu! Cate Blanchett est pas mal non plu! L'ami traitre moins! En voulant copier un perso à la John rhys Davis, on ne retrouve qu'une pale imitation. Et puis, ca fait tellement déjà vu! Passons! L'arrivée de Shia La Beouf est pas mal, la course-poursuite en moto passe bien! Non, franchement trés bon début! Et puis, j'adore les clins d'oeil! C'est trop mignon d'avoir mis une statue de Brody dans le jardin de la fac et, c'est sympa aussi de voir, dans l'entrepot énorme qui en avait fait rêver plus d'un à la fin de L'arche d'alliance, dans un carton éventré, ladite arche! Bon, le petit passage "je pleure mon papa et mon copain", c'est moyen, mais fallait s'en douter de la part d'un mec aussi paternaliste que Spielberg! Et puis, cette scéne justement rappelle tellement celle où Brody dit à Indi qu'il ne l'accompagne pas mais qu'il aurait tellement aimé faire le voyage avec lui (voyons voir, c'est dans lequel? Pas La dernière croisade puisqu'il est là, donc c'est forcément dans le 1er!). C'est quasiment, plan par plan, la même scéne! j'aime pas ca! Là, c'est pas un clin d'oeil, c'est de la paresse! Aprés le départ, il y a quelques détails qui m'ennuient : quand ils arrivent sur le site censé être le "tombeau" de je-sais plus quel conquistador, des types patibulaires les attaquent! Indi et Mutt courent, se battent, mais ne se demandent pas une seule petite seconde qui ca peut bien être! * Ensuite, la devinette en inca laissée par le perso de John Hurt (pauvre John! j'étais totalement déçue de le voir dans un rôle aussi débile! Là, y a erreur aussi!), qui une fois lue est aussi simple que de l'eau de roche, mais qui s'arrête direct aprés la découverte du premier crane!? Je pensais que ca menait au royaume, justement... M'enfin! * Même si Ford tient unr forme olympique pour un "papi" de son âge, quand on le voit de dos, ca fait mal! Deux fois, je me suis demandé qui était ce vieil homme grisonnant qu'on nous montrait! Mais, juste deux toutes petites fois, ensuite c'est une sacrée forme! * bon, et puis cette histoire de crâne, là, franchement, je sais pas! C'est pas terriblement évocateur des crânes d'E.T. qui développent les capacités mentales! Je me demande pourquoi ils se sont arrêtés à ca! Il y a quand même dans notre monde pas mal de mythes fondateurs à explorer encore! Ils avaient fait fort avec le Graal, mais ils auraient pu faire, je sais pas moi, la toison d'or, le foudre de Zeus, le marteau d'Odin, un objet de culte boudhiste, un truc comme ca! c'est pas les religions et les mythes sur le pouvoir supreme qui manquent! Meuh non! Les extraterrestres, c'est mieux! Passe encore qu'ils les évoquent, mais l'erreur fatale est le dernier plan au Pérou (ou dans ce coin là! vu qu'ils ont tout mélangé, je sais plus trop où c'était censé être!) : la soucoupe volante qui décolle! Gargll! j'ai failli m'étouffer! Quelle erreur, mais quelle erreur! Qu'est-ce qui leur est passé par la tête! Déjà, la tirade de John Hurt "ils vont dans l'espace entre les espaces" ou un truc du genre, c'était pas mal! La porte tridimensionnelle, ca commençait à faire beaucoup, mais là... Là non! faut arrêter Steven! t'as été traumatisé par Roswell quand t'étais petit, ok, on a compris, mais enfin, un film d'aventure à la Indi ne peut pas se terminer comme "Rencontre du 3eme type"!!! le choc des genre fait des malheureux! Moi y compris!
Si vous m'avez suivi, je dirais donc que c'est un assez bon film en gros, mais qu'il faut éviter de voir les dernières images! Sortez quand le perso de Cate Blanchett disparait. Déguerpissez même! Il en va de votre salut! Parce que le happy end traditionnel est assez gerbant aussi! Je pense que notre vieil Indi pouvait se passer de ca! Un petit pique-nique en famille aurait suffi!
2 heures de bonheur et 5 minutes de trop! c'est un bon score quand même! Pour ceux qui pariaient, et qui parient peut-être encore, que ce film allait enterrer définitivement la saga, je dis non! Les empêcheurs de tourner en rond trouveront toujours des raisons pour détester ce film! Prenez du plaisir, simplement! Je vous autorise même un petit paquet de pop-corn cette fois!
(Je trouve l'affiche Us plus sympa! non?)
14:37 Publié dans la toile blanche | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : harrison, steven et george!
19.06.2008
ciné mai-juin (encore!)
Je continue sur ma lancée, même si je sais que vous préférez quand je vous montre mes gambettes!
* Deux jours à tuer *, de Jean BECKER, avec Albert Dupontel, Marie-Josée Croze surtout, et plein d'autre beau monde.
Joli projet sur le papier là encore : un homme à qui tout a réussi, travail-famille-amis, décide un jour que cette apparence de vie parfaite ne le satisfait plus! Et envoie tout valdinguer! La gentille femme parfaite et ses avocats-crevette du samedi midi, les enfants aimants, les amis distingués, le job de rêve, sa vie aisée...
L'histoire se résume à ca! Bien évidemment, dés qu'il s'agit des sentiments humains, rien n'est aussi simple! C'est la première fois que Becker, l'ami des gens simples, se lance dans un film "dramatique" ("Effroyables jardins" étant un film comique sur un théme dramatique, ou l'inverse, comme vous le sentez!). Quand on est arrivé au ciné ce soir-là, c'était pour voir "Bataille à Seattle" (que nous avons donc loupé puisque bien sûr dés qu'un sujet ne fait pas l'unanimité ou au moins 100 spectateurs par soir, les Majors le vire gentilment et rapidement de la place! Une pauvre semaine de vision pour ce premier film dont tout le monde chante les louanges! Je suis pas contente de ne pas avoir pu le voir!). Mais on a croisé une cop's qui allait voir ledit Becker! Nous avons donc suivi! Mon chéri était aux anges parce qu'il aime beaucoup Becker (?! il m'étonnera toujours!). Moi je l'étais moins (depuis "Len enfants du marais", j'attends toujours le nouveau Becker qui m'emportera!). Bref, le film m'a déplut dans l'ensemble parce que je l'ai trouvé "facile"! Tire-larme ! Un truc qui m'insupporte ca! J'ai compris direct ce qui se tramait derrière cette méchanceté soudaine! Comme si on ne pouvait pas trouver nos vies vaines sans chercher une autre excuse! Pff! minable! Prendre un parti intéressant, novateur, et ne pas aller jusqu'au bout de celui-ci! Ca m'a fait penser à l'erreur fatale du film de Claudel! Exactement la même chose! La peur de choquer les petits gens derrière leurs écrans, de pas faire rentrer assez de sous... A mon sens, le film est un beau jeu d'acteur pour Dupontel, toujours parfait, et puis point! Quelques scénes délicieusement perverses! Mais comme on nous la justifie cette perversité, ca tombe à l'eau, et on nage gaiement ensuite dans des platitudes!
Je suis méchante! Mais je déteste ca! Pourquoi faudrait-il toujours voir la vie plus rose qu'elle ne l'est vraiment?! Franchement, ca ne vous parait pas raisonnable à vous de pêter un cable un jour et de tout envoyer valdinguer sans raisons apparantes, juste parce que la vie est bête! La vie que nous menons, dans les cadres, suivant les directives bêtes qu'un jour quelqu'un nous a fixé : travailler pour pouvoir vivre, et non l'inverse; aimer d'une certaine manière ... Ou tout simplement, ne peut-on pas raconter la vie de salaud? Cette femme qu'incarne Kristin Scott Thomas dans "il y a longtemps que je t'aime" ne pouvait donc pas être une vraie mère infanticide? Parce que ca n'existe pas, c'est ca?
Evidemment, ma copine et mon mec ont adoré, des larmes sont apparues à la dernière image, tout le monde n'était que bravo bravo... N'importe quoi! Je vous dis les gens! ouvrez les yeux un peu, et les bons! parce qu'on vous fait gober n'importe quoi! et ca c'est pas bien! faut pas se laisser faire comme ca! C'est en abandonnant peu à peu le droit à la différence qu'on ne voit plus rien dans nos JT autre que ce qu'on veut bien y voir! Sur ce...
... je continue, avec un autre petit film français!
* Le grand alibi *, de Pascal BONITZER, avec pfiou ... QUE du beau monde!
Miou-miou et Pierre Arditi en grands bourgeois qui reçoivent le week-end, Lambert Wilson en chirurgien adoré du sexe faible mais qui cherche la femme qu'il aima un jour, sa femme Anne Consigny, sa maîtresse dévouée Valeria Bruni-Tedeschi, son ex qui revient faire du bruit Caterina Murino; Mathieu Demy l'amoureux transi et alcoolisé de Valeria, qui ne voit pas à son tour le culte que lui voue sa jolie ... cousine peut-être (les liens entre les perso sont assez flous!); il y a aussi Danny Brillant en chauffeur étrange, et Bénichou qui passe par là pour enquêter. Donc une pleïade d'acteurs pour cette adaptation d'Agatha Christie. J'aime bien Bonitzer! Du moins, j'avais bien aimé "Petites coupures", avec un souvenir ému car je me souviens particulièrement bien de toutes mes séances solitaires, et c'était le cas pour ce film-là, et c'est chaque fois le même petit plaisir égoïste... Bref! J'y suis donc allée confiante, mon chéri me suivant à reculons (l'aime pas trop le ciné français mon chéri! excepté Dupontel réa et Becker, donc- pour voir si vous suivez!). Et ...
J'ai pas aimé!
C'est fade! Situations éculées! perso pas bien mis en scéne, donc voués à la caricature (surtout Murino, et Demy, que j'aime beaucoup!). Finalement, de l'intrigue policiaire, on s'en contre-fout! Les fameux "mais qui ca peut donc être?" qu'on est censé se poser à chaque retournement de situation ne nous effleurent même pas l'esprit -puisqu'on dort déjà!- ... Une bien grande déception!
Du coup, par une association d'idées malvenue, nous avons zappé l'autre "film policier français" du mois, puisque Miou-Miou s'y trouve aussi! "Histoires de famille" passe donc à la trappe!
Entre-temps, nous sommes partis en Grèce! J'imagine qu'on a loupé certains films... Mais quand nous sommes rentrés, on était certains de vouloir voir Indi, et en vitesse en plus, mais manière de se rattraper, il nous fallait un 2nd film pour combler la soirée! Et là... là c'est le drame! Non vraiment, mais vous avez vu ce qui passe en ce moment? ... Las végas 21, Super héros movie, Skate or die, Jackpot, Sans Sarah rine ne va, la témoin amoureux ... Que du beau! mmmhh, ca donne envie tout ca! Du coup, pour le 2eme, ca a été un peu au pif! MA voulait voir JCVD, j'y suis allée contrainte et forcée! Du coup, je vous parle direct de celui-là, parce qu'Indi mérite un post rien qu'à lui! (j'vous ais dis 100 fois que j'avais été élevé au biberon avec Indi et les Starwars... Que voulez-vous? y a des séquelles forcément!)
* JCVD **, de Mabrouk el MECHRI, avec JC Van Damme, Zinedine Soualem, François Damiens (qu'on voit un peu partout ces derniers temps! "15ans et demi", "Les Hauts murs", "Seuls two", "La personne aux deux personnes"...)
Et bien, figurez-vous, aussi incroyable que ca puisse paraitre, c'est pas mal! Pas mal du tout même! Assez bizarre aussi! Une sorte de traité philosophique, avec cette impression génante de ne jamais savoir où s'arrête la fiction et où commence la réalité! JC -c'est un intime maintenant- y est trés bon! Oui, oui, vous avez bien entendu! Jean-Claude Van Damme y JOUE trés bien! Pas en karaté non, non! en acteur! Un film révolutionnaire donc! ah ah! où il se moque de lui, de son image "aware", où il se moque de sa vie, trés impudiquement d'ailleurs, ce qui provoque la gêne sus-citée! Il nous dit en gros que sa vie c'est de la merde, qu'il a été haut et plus loin que n'importe quel autre belge, certes, mais que ca ne lui a rien apporté, qu'il n'en a rien fait de bien, et que maintenant, il est au bas du bas, revenu à la source, sans rien, nu comme un ver... On voit un JC de trés, trés prés, et c'est pas trés beau à voir Jc de prés! Bien sûr, c'est un film! Ca ne va peut-être pas si mal que ca! M'enfin, y a des relents de véracité dans tout ca! Le film se moque des belges aussi, et de leur amour irrationnel pour cet homme!
Et puis, on en oublierait presque que c'est un film, un vrai! N'allez pas croire que c'est un documentaire people! Il y a bien une histoire! Et pas à piquer des vers en plus!
Van Damme revient en Belgique pour se ressourcer. Carrière en berne, divorce et perte de la garde de sa fille, situation financière sympathique... ca ne va pas bien! Il entre dans un bureau de poste pour retirer des sous, et là...
On assiste à la prise d'otages et au cambriolage de cette petite banque paumée, suivant différents angles : de l'extérieur, avec la folie
médiatique et populaire dont fait l'objet la star là-bas qui se met en branle; de l'intérieur avec Van Damme lui-même et les autres personnes présentes à l'intérieur, avec leur réaction quand elles se rendent compte de la présence de Jcvd; mais on revient aussi en arrière pour mieux comprendre l'état d'esprit de l'acteur, comprendre son choix... La mise en scéne est donc intéressante et utile pour une fois! (par exemple, dans "La môme", à mon sens, ce choix n'était que de l'esbrouffe de réa!) Et puis surtout, il faut que je vous le dise, il y a UN acteur en particulier qui casse la baraque, qui est tellement génial qu'on le suivrait n'importe où : c'est Zinedine Soualem! avec une coupe digne de Nicolas Cage, il signe ici un grand moment de cinéma! J'exagére peut-être car le film ne s'y prête guêre, mais il est vraiment trés bon!
Bon on va pas non plus en faire tout un plat! Ce n'est pas le film du mois, ni de la semaine, mais du moins, j'ai passé un bon moment en le regardant et sachant qu'il passait aprés Indi, on peut dire que ca relevait de la gageure! Moi je dis, plutôt que suivre la future non-carrière de Jc, je vais regarder de prés ce que devient le réa, El Mechri, qui a déjà fait "Virgil", film remarqué (mais que je n'ai pas vu!) avec Jalil Lespert! A suivre!
Voili, voilou! maintenant, je m'attaque aux monstres sacrés, George , Steven et Harrison! Vous allez morfler mes cocos question longueur de note!
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17.06.2008
chronique ciné mai-juin
Comme il y a pas mal de films, je vais aller vite en postulant sur votre connaissance des histoires! Sauf peut-être pour le Michael Hanneke, et pour l'Indi, et pour... Bon! Finalement, ca risque quand même d'être trés long!
* Sans arme, ni haine, ni violence *°, de et avec Jean-Paul ROUVE, Alice Taglioni et Gilles Lelouche.
J'étais sure de vous en avoir parlé quelque part; c'est bizarre! Ah tiens, en parlant d'un truc louche de chez louche : ce week-end, pendant mon absence, je me suis faite voler... Voler quoi? Un truc incredible vraiment... Dans mon aquarium à nénuphar, tout beau, tout neuf, il me manque une des 3 graines que j'y avais immergé quelques temps avant de partir en Grece! C'est louche non?! Serait-ce un voisin jaloux? un oiseau partiulièrement délicat? en tout cas, je suis trés triste pour mes petites feuilles de nénuph' qui avaient bien poussé!
Pour reparler du film, si je me suis permis cette appartée, c'est que je n'ai pas été trés passionée par cette histoire pourtant passionnante sur le papier! Faut dire que ce n'était pas le casse du siècle qui intéressait Rouve! Peut-être s'imaginait-il que les gens connaissaient trop l'histoire, que ca ferait répétitif... Il a donc préféré parler de Spaggiari! De l'homme derrière le mythe! Un homme bouffé par sa soif de célébrité! Malheureusement, je ne sais si c'est la réalisation qui manque d'ampleur, ou le scénar' mal rembourré, en tout cas, on s'ennuie ferme! Excepté bien sur quand on revient sur la scéne du "crime"! Film manqué! On a appris à connaitre un monstre sacré, mais on s'en branle un peu pour parler poliment! Dommage!
* [REC] ***, de Jaume BALAGUERO et Paco PLAZA,
Le cinéma horrifique espagnol est en train de se faire une sacrée place sur le marché depuis quelques années, avec des monstres tels que Guillermo Del Toro, Alex de La Iglesia, Alejandro Amenabar et d'autres encore. Et Balaguero, aprés son "Fragile" avec Callista Flochart, confirme la tendance! Bon évidemment, comme MA m'a bien éduqué sur ce terrain là, je n'ai pas frémi d'horreur comme me l'avait fait penser certains amis ou blogueurs (males en plus! bouh les chochottes!), je n'ai pas fait pipi dans ma culotte, je n'ai pas passé toute la projection cachée derrière mes mains, et je n'ai pas cauchemardé ensuite pendant des semaines! Faut dire que j'ai à mon actif pas mal de films de trouille désormais, alors on m'en conte pas facilement! Toutefois, je sais voir un bon film d'horreur! Et là, c'est du trés bon! pleins de bonnes idées scénaristiques, pas de faux pas, des perso qui tiennent la route, une fin bien morbide comme il faut! Que des bons points! Sauf que je n'ai pas eu trés peur... Donc j'étais un peu déçue en sortant! C'est bête une fille!
L'idée, qui est trés bonne, est d'enfermer quelques personnes dans un immeuble clos hermétiquement, sans aucune nouvelle de l'extérieur. Du coup, ca rêgle pas mal de questions piéges : pas de propagation possible autre que dans l'immeuble, pas de sortie possible, pas de militaires débiles qui se croient plus fort que la bête, pas de possibilité de savoir d'où vient le mal. Et surtout, je trouve que ca fait trés réel! Face à une épidémie possible, comment réagirait un gouvernement connaissant les risques? (parce que là, on peut présumer, par la rapidité de la mise en place du cordon sanitaire et la réponse sans ambiguité, que la police a déjà eu affaire à une telle situation!) Moi, je crois, de même que pour Doomsday, qu'il abandonnerait à son sort les quelques habitants pour sauver la majorité! Vision frémissante du raisonnement bureaucratique! En même temps, nous qui connaissons les ravages des zombies, on ne peut pas leur en vouloir d'être trop prudents! Le film est trés bien ficellé pour ca! Pas de répit, c'est mathématique! Quand chaque personne touchée se révéle être une nouvelle menace pour les non-touchés, il ne peut y avoir de salut! surtout quand on ne peut pas fuir! La dernière demi-heure, quasi dans le noir, est terrifiante! L'actrice est magique! On y croit dur comme fer! Et la toute dernière image est juste ...
* Funny Games US *****, de Michael HANEKE, remake de son propre film (1998), avec Tim Roth, Naomi Watts, Michael Pitt
LE film de ses derniers mois! LE film à voir! LE film le plus terrifiant de l'année, du siècle peut-être, pire encore qu' "Orange mécanique"! Tous les superlatifs ne suffiraient pas pour vous en parler! Ca a été un trés grand choc! Je m'étais bien gardé de lire tout résumé, toute critique, tout avis, de visionner aucune image! Je voulais rester pure comme un lys à son visionnage pour m'en faire une idée propre, bien à moi! Je savais bien sûr qu'il s'agissait de torture psychologique, mais sans plus! Je ne m'étais pas imaginé quelle pouvait être cette torture, comment elle pouvait prendre forme! ... J'avais entendu parler de l'original, qui avait fait un bruit ENORME à Cannes en son temps! Mais je n'avais vraiment aucune idée de ce que j'allais voir!!! C'est peut-être pour ces raisons que le choc a été si grand!
1eres images, un couple, jeune, beau, et leur enfant, sage, dans une belle voiture! Ils rient, chantent, jouent! L'image du bonheur?! Ca dure 5-10 minutes! Et tout d'un coup, en fond sonore, une musique de fou, Ramstein à fond! Cette image calme et souriante, avec cette musique criarde et hystérique, c'est déjà un avant-gout de ce qui nous attend! On est déjà mal à l'aise! Il ne s'est rien passé, et le pari de Haneke est déjà réussi! Ce type est doué!
Le couple vient dans sa maison de campagne pour l'été. Ils s'arrêtent devant le portail de leurs voisins les plus proches pour leur rappeler le repas du lendemain et demander de l'aide pour sortir le bateau. Les voisins répondent à peine, mal à l'aise, on ne comprend pas pourquoi. Il y a un jeune en blanc avec eux, qu'ils présentent comme leur neveu. On part. La maison de campagne est grande, isolée, en bord d'un grand lac... On sent que ce sont des gens aisés. Pendant que la mére prépare le repas, le pére et l'enfant sortent le bateau. Ils sont vite rejoint par le voisin et le jeune homme en blanc venus les aider comme promis. L'homme ne parle pas, le jeune fait la conversation, puis ils repartent. Peu aprés, dans la cuisine, la mère toujours seule, un autre jeune homme, tout en blanc toujours, arrive et demande poliment des oeufs. Elle est surprise mais obtempére, puis ... comment le jeune homme a t'il pu entrer dans la propriété? Le chien aboie dans le jardin, méchamment, continuellement. L'ambiance est à couper aux couteaux! Pourtant, jamais le jeune homme ne se départit de son ton poli et de ses bonnes maniéres. Il fait par inadvertance tomber le portable de la mère dans l'évier rempli d'eau... et se confond en excuses... En repartant, il fait tomber ses oeufs et en redemande! ... Comment, par ces quelques minutes, ces gestes calmes, ces mots simples, ces mouvements de caméra presqu'inexistants, Haneke nous fait tomber totalement dans le non-sens! On a peur alors qu'il ne s'est rien passé!
L'autre jeune homme, Michael Pitt, parfait pour ce rôle, parfaitement parfait, une candeur juvénile à la Dorian Gray!, arrive alors. Il demande
à la mère s'il peut juste tester la belle canne de golf qu'il apperçoit, il prend une balle et sort. Le père et l'enfant arrive. La mère est à bout, mais le père ne comprend pas pourquoi! Ces jeunes hommes ont des manières de gentlemen, ce n'est pas une façon de les traiter. Pourtant... Pitt revient, toujours nonchalant... Dans la cour, le chien n'aboit plus... Le père, voyant l'état de crispation de sa femme, demande aux jeunes de sortir... Michael Pitt fait glisser la balle de golf sur le sol... Et... le jeu peut alors commencer!
Il s'agit d'un jeu, pur et simple, pour les 2 mystérieux jeunes hommes! D'où viennent-ils? quelles sont leurs noms, leurs origines, leurs raisons? Eux-même s'amusent à nous donner les raisons qui leur viennent à l'esprit, s'amusent à nous perdre... Les raisons importent peu. Y en a t'il seulement des raisons? C'est là que réside le frisson le plus terrifiant de cette histoire! C'est un jeu cinématographique également! Haneke joue avec nous, les spectateurs. Où se situe la réalité?
Là non plus, il n'y a pas d'espoir possible, et même si répis il y a, nous savons tous où il ménera! Pas d'issue! Ce film-là est terriblement plus terrifiant que tous les films de zombies que j'ai jamais pu voir! Vous en resortirez transi de froid!
* Iron man °°°, de Jon FAVREAU, avec Robert Downey Jr, Gwyneth Paltrow, Jeff Bridges...
C'était LE comics qu'on attendait depuis des lustres, d'abord et surtout pour la présence de ce cher Robert, acteur rare et magnifique. Enfin, on sortait des gamins boutonneux (je rigole, je t'aime aussi Spidy!) et gnangnan... Mon chéri adore Iron man mais surtout, en fan de SFX, il a adoré que le "costume" dudit sieur n'ait pas été rajouté en numérique mais bel et bien été fait pour de vrai, en dur! Là s'arrête les
compliments, car le film est LA déception du mois! Tout est si grotesque dans ce film! Ah tiens tant que j'y pense, le réa Jon Favreau est également un acteur et si vous avez l'oeil vous pourrez aisément me dire dans quoi il a joué! Revenons à nos moutons... Le petit iron Man était dans une vie passée un méchant vendeur d'armes, puis un jour, ô miracle, il s'est rendu compte que ses armes étaient vendues à des méchants barbus pas gentils du tout et qu'ils tuaient même des gens avec! vraiment, trop méchant! Alors, aprés s'être gagné une super-combi, il a décidé de tuer tous ces méchants et d'arrêter de faire des armes! Mais son collégue, il est pas d'accord, parce que ca fait gagner beaucoup de sous de vendre des armes, alors il devient le super-grand méchant et Iron doit se battre contre lui!!! Trop dur la vie! Heureusement, le combat dure trois secondes chrono et c'est déjà la fin du film, il peut repartir roucouler dans les bras de sa secrétaire palote (j'aime pas Gwyneth! ok elle a l'air gentille, m'enfin, qui a dit que ca suffisait pour être actrice!). Voilà voilà! et le pire, je vais vous le dire moi, le pire, c'est que j'exagére même pas! Pfff!!!
Bon, pour le reste, je ferais un autre post, disons pour dans deux jours, le temps que vous vous remettiez de tout ca!
15:30 Publié dans la toile blanche | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : steven, george, michael et les autres!
16.06.2008
La ponctualité est la politesse des rois!
Oups... question ciné, si on excepte l'appartée Cannes, on peut dire que je suis un poil en retard!!! Dernier film commenté d'aprés mes sources, "the darjeeling limited" ... Comment dire?!! Un mois et demi passé! Ne croyez pas pour autant que je vais vous lacher avec ca! Je m'en vais faire le point sur ce que j'ai vu depuis cette date, et vous ne couperez pas à la note ultra longue et lourde sur le ciné! D'autant qu'avec mon petit voyage, j'ai quelques films de retard par rapport à vous! Vous allez adoré ma critique d'Indie qui va bien sentir le réchauffé! Mieux, celle de Sex&the city, que je n'ai même pas vu encore (car j'attend gentilment ma bande de cops! Forcément! vous connaissez beaucoup de mec qui voudrait m'accompagner!?). Bref, rien que du plaiz à l'horizon pour vos mirettes! Aller, je vais lancer cà!
... Aprés un p'tit café!!!
16:57 Publié dans la toile blanche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.05.2008
Quiiiiiiiiiiiizzzzzzzzzzzzzzz!
ce qu'j'suis gentille quand même!
Aller, vous allez devoir travailler un peu pendant que je rejoue le déluge en Espagne! Voici des photos de films divers et variés; vous devez en retrouver le titre! C'est facile pour certaines! C'est pour commencer! Un indice : il y a un lien entre tous ces films! un autre : non ce ne sont pas tous mes films cultes, pas la peine d'essayer! J'ai fait dans l'impro, tout en choisissant ceux que j'aime!
GO! vous avez 4 jours!
3
5
Voilà! Il y en a peu! Au vu du lien choisi, j'ai pas pu en mettre des tonnes! Promis, la prochaine fois, je réfléchis un peu avant de commencer!
19:00 Publié dans la toile blanche | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ciné, ciné, cinéma
04.05.2008
The Darjeeling limited ****

Le nouvel opus* de l'ami Anderson comporte une originalité (parmis toutes les originalités dont il aime s'entourer) : il y a un court avant le "vrai" film. Dans ce court, baptisé "Hotel Chevalier", nous y rencontrons Jason Schwartzman (pour comprendre son lien avec Sofia Coppola, aller là ) et .... Natalie Portman! Alors là, il faut que vous sachiez une chose : MA connait une personne qui connait Natalie... Alors, il est tout de suite hors de lui (comprenez "en transe") dés qu'elle apparait depuis qu'il sait ca! Natalie c'est son "exception" dans notre sacro-sainte rêgle de fidélité (on en a trois chacun, sachant que ca ne peut etre que des stars, sinon c'est trop facile! Pour lui, il y a aussi Jessica Biel et Liz Hurley. Pour moi, c'est Jude Law, Patrick Wilson et Jake Gyllenhal... -enfin, ca change assez souvent, en fonction des humeurs, des nouveautés...). Donc, il s'est mis en tête que par l'intermédiaire de son pote, y aurait peut etre moyen que... Mais bien sur!!! Enfin, chacun rêve de ce qu'il peut! Et si vous n'avez pas encore vu ce film génial, alors je vais vous révélez quelque chose qui ne change strictement rien à l'affaire mais bon, je vous averti! : Natalie, cette chère petite, qu'on aime bien quand même, elle a l'air gentille tout plein, ben Natalie, elle est A POIL dans ce court... Je vous parle même pas de l'état de Mister! Moi, ca m'a rassuré, parce qu'elle est comme nous toutes quoi!
Bref, revenons à nos moutons, qui serait plutôt des tigres du Bengale dans notre cas, je vous explique:
Trois fréres, qui ne se sont plus revu depuis l'enterrement de leur père une année plus tôt, décident de faire un voyage ensemble, en pleine Indes, dans un joli petit train qui s'appelle le... Darjeeling limited -Vous êtes trop forts!-, pour se retrouver, renouer les liens distendus, et rêgler quelques soucis familiaux! Bien sûr, comme toujours chez Wes Anderson, on retrouve des têtes connues, en pole position l'omni-présent (dans la filmo du réa) Owen Wilson, et puis d'autres dont je tairais le nom mais quiconque connait un brin cet univers-là sait bien quel acteur il risque de croiser... Il y a aussi Adrien Brody et donc Jason Schwartzman, pour compléter la fratrie.
J'y allais avec le souvenir de mon quasi-ennui durant "La vie aquatique". Donc, pas trop enthousiaste. Mais je sais pas pourquoi, je les sens ces films là qui m'emballent, parce que malgré ce piètre souvenir, je m'étais juré de ne pas louper le Darjeeling au ciné, coute que coute! Je n'avais pas vu de BA, ni trop d'images, je ne savais pas de quoi ca parlait, mais j'avais l'intuition qu'il allait me plaire! Et ca a été BINGO!!! J'ai A-DO-RE! Quel bonheur! Il faut aimer le décalage, le second degré, l'humour noir, tout ca! Mais quel plaisir vraiment! J'avais dit à une copine déprimée de ne pas venir avec nous, et en fait, je me suis bien trompée, c'était le meilleur reméde pour lui redonner le sourire! Le trio d'acteurs est fantastique! FANTASTIQUE vraiment, cette fois c'est vrai de vrai! Je n'avais pas été vraiment convaincu par la prestation de Brody dans le Pianiste, et je trouvais que l'oscar était plutôt dû au sujet traité qu'à son talent; mais là, pas de lézard -pas de cobra, pardon!-, il est grandiose! Et idem pour les deux autres! Ce petit Schwartzman est vraiment un nom a retenir (de toute façon, sa cousine s'en chargera pour nous!). Il n'y a aucune facilité dans ce film, un sujet plutôt casse-gueule (quête spirituelle entre frère), on pouvait facilement tomber dans la caricature (des relations fraternelles, de la vision occidentale de l'Inde, de la place de la mère...)... Et bien RIEN! Pas une once d'erreur (à mon sens), des dialogues merveilleux, des scénes surréalistes...
Quel bonheur! Je voudrais le revoir! D'autant qu'il a l'air de faire un succés assez innattendu; il dure, il dure, ce qui ne trompe pas!
Enfin, voilà, je sais que je ne suis pas toujours trés claire quand je m'emballe! Le mieux est encore que vous vous fassiez une idée par vous-même (et ainsi, congratuler le ciné US indé! ce qui fait toujours du bien!)
Aller demain (demain chez moi, c'est large comme notion! ne vous formalisez donc pas si "demain", ca n'était pas pondu!), je vous fais la critique du film de JP Rouve! et puis qui sait, peut-être même des deux films que je cite plus bas, et peut etre même du livre que j'ai fini (et pos trop aimé!)! L'espoir fait vivre, comme on dit!
* faut le voir en VO évidemment! J'en ais marre de rappeler ce genre d'évidences, mais j'en connais certains qu'il faut trainer pour voir un film en vo (tiens d'ailleurs, y en a un si prés de moi là que ... qu'il va même m'emmener voir CE soir l'horrifique "REC" en vf, car selon lui : "l'anglais ca passe encore en vo mais l'espagnol, faut pas pousser!" pfff! et du coup, va me falloir voir aussi "Funny Games", remaké par son créateur, en vf, alors que l'intéret d'un remake total, c'est justement la prestation des acteurs! Moi, j'vous dis, y a des claques qui s'perdent parfois!
19:01 Publié dans la toile blanche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : wes anderson, ciné, cannes bientôt ... viiiiite!
22.04.2008
Doomsday °°°°°°
Bon, je me lance! Ca vous tardait tant que je me suis dis que vous ne méritiez pas toute cette attente! (?)Je viens donc vous parler du dernier chouette film que j'ai vu au ciné : DOOMSDAY. D'ailleurs, ca a du nous calmer, car ca fait deux semaines qu'on n'y a plus remis les pieds (ca et les fumeurs!!!)
DOOMSDAY, de Neil Marshall (le gars de The Descent, dont on était en droit d'attendre quelque chose d'intéressant!...)
Un terrible virus annihile 90 % des habitants en Ecosse. Pour endiguer l'épidémie, le gouvernement anglais construit un mur infranchissable. L'Ecosse est désormais un no man's land barbare et violent où les survivants sont coupés du monde.
Lorsque 30 ans plus tard, le même virus réapparaît au coeur de Londres, un commando de choc part en mission suicide rechercher un éventuel vaccin dans une Ecosse contrôlée par des gangs rivaux...
Ce que ce pitch ne vous dit pas, c'est toutes les incohérences qui parsément ce film dés les 5 premières minutes (les écossais sont censés être tous Kaput', mais finalement, des images sat' montrent... 25 ans plus tard seulement, des bonzommes qui marchent dans les rues de Glasgow ; so, ca veut dire que les écossais, ils sont restés sous terre pendant 25 ans, juste pour faire une petite surprise à nos amis les Rosbiffs, trop drôle!!), ne vous dit pas non plus (et ca c'est l'argument de mon mec pour aller voir ce film! moi perso, je croyais juste que c'était une actrice porno) qu'il y a Rhona Mittra dans la place en agent trés spécial qui cherche sa moman avec un oeil dans la main (bon là, vous devez pas comprendre grand chose! En même temps, je crois qu'il n'y a rien à comprendre dans ce film!), et l'incohérence majeure : MAIS QU'EST-CE QUE SONT VENUS FAIRE LA DEDANS BOB HOSKINS ET MALCOM MAC DOWEL???????
Alors, comme vous l'avez compris, il y a eu un virus, dont le point de départ était Glasgow, et comme tout virus de cinéma, il se propage comme un rhume, transforme les gens en zombies sanguinolants, et tue tout le monde en 5 minutes chrono! Donc, les gars gentils du gouvernement anglais, ils se sont dit: l'Ecosse rien à branler, c'est que des paysans et fantomes là-bas, et puis Nessie on en a soupé, alors, vas-y que je te ferme ca grâce au Mur d'Hadrien. Et depuis (30 ans), plus de nouvelles, bonnes nouvelles! Mais voilà, les anglais sont rattrapés par leur inconstance, et un nouveau foyer de propagation du virus voit le jour en plein centre-ville londonien! Branle-bas de combat! Une équipe est envoyée dans le No man's land pour tenter de trouver le vaccin qui a permis à ces hommes (vous savez, ceux qui marchaient dans les rues, qui se promenaient tranquilou, peut etre même qu'ils faisaient juste leur marché!) de survivre. Et là, commence le véritable drâme pour le spectateur!
Primo, les tanks tombent sur un champ énOrme de vavaches (ca aura son importance quelquels lignes plus loin). Secundo, ils arrivent dans la ville, un peu genre NY dans "Je suis une légende", avec de la vigne-vierge partout, des animaux... Et en deux coups de cueillere à pot, ils se font prendre par la bande à MadMax (vous savez, le film avec Mel, quand le punk était à la mode, les motos vrombissantes...) et là, de grands moments anthologiques se déroulent sous nos yeux médusés... ON peut se demander sans mal comment les producteurs ont permis à une buse pareille - d'une, d'avoir des sous, - de deux, de sortir en salle, et non pas direct en dvd! Le grand méchant est ridicule, ses amis sont ridicules, les costumes sont ridicules, idem les décors, et encore la "fête" du repas du soir! Du grand n'importe quoi sous acides périmées! Là, on apprend qu'une partie des humains survivants sont devenus cannibales parce qu'y avait plus rien à se mettre sous la dent (et les vavaches alors???) et punk... et que l'autre partie s'est rangée aux côtés d'un scientifique rangé des éprouvettes et revenu aux Moyen-age pour le plaisir de voir des duels à l'épée et des mecs se baladant en heaume et côtes de mailles!!! Avec en prime un hangar clin d'oeil à Indiana Jones 1, une grosse voiture qui va vite mais pas plus vite que la 2 CV du méchant, une fin à se poiler ("mais heureusement, tout finit bien"!!!), des perso imaginés en 30 secondes chrono entre deux bieres un soir de beuverie...
Voilà, voilà! du grand grand cinéma! On touche les étoiles avec ca! J'étais tellement hallucinée de voir ca que je suis restée partagée entre le fou rire et la consternation (non, ca c'était pour Astérix!)!
Mon chéri, quand je l'ai connu, il me disait qu'il aimait voir les daubes pour mieux apprécier ensuite les bons films! Ben, je peux vous dire là que même Crime à Oxford, à côté, nous apparait comme le plus grand chef-d'oeuvre de tous les temps!






















































