29.08.2008
perdu au milieu des flots
23:22 Publié dans la toile blanche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le temps suspendu
Je viens d'écouter Lakmé, de Delibes, dans un arrangement de Michel Plasson dirigeant l'orchestre du Capitole - ;) forcément! - avec Nathalie Dessay, Grégory Kunde et José Van Dam, entre autres.
Je suis une grande fan des opéras Mozartiens, par la passion dévorante de mon pére. J'aime aussi beaucoup, beaucoup, beaucoup "La Traviata".
Mais je dois avouer que ma connaissance des opéras s'arrêtent là.
Bien sûr j'ai des cd du genre "Les plus grands airs d'opéra", "les grands arias chantés par Maria Callas", etc. Je suis allée voir "La vie parisienne" et "La Périchole" d'Offenbach, mais c'est de l'opéra-bouffe, un genre qui ne me touche pas particulièrement (mais qui reste plaisant à voir sur scéne); j'ai aussi vu et revu "La bohéme" de Puccini et "Carmen" de Bizet, là encore, il s'agit pour moi d'opérette et je n'y ais pas trouvé mon bonheur (Oui, bien sûr, Carmen et ses grands Arias, mais que voulez-vous, je suis en plein questionnement en ce moment!).
Je ne connais pas bien la teneur des grands opéras, juste quelques airs archi-connus, dans "Lucia de Lammermoor" de Donizetti, "Aïda", "Nabucco", "Rigoletto" et tous les autres de Verdi, la tétralogie du "Ring" de Wagner, les Puccini ("la Bohéme", "Madame Butterfly"), les Bellini ("Norma" et "La sonnambula")...
Je suis donc en train de chercher et d'écouter tous ces opéras connus, pour me faire une culture! Il était temps!
Mes préférences vont au dramatique, mais j'ai du mal avec le grandiloquent. Dans quelques airs que je connais de Nabucco, je subodore que je n'y trouverais pas mon bonheur! Mais sait-on jamais! Ne pas vendre la peau de l'ours, avant de. Idem avec Wagner. Pendant de longues années, j'ai réduit ce compositeur à "La chevauchée des Walkyries" et j'ai imaginé qu'il ne pouvait pas connaitre la grâce! Et un jour, je suis tombé sur un morceau de "Tristan et Ysolde" et là, j'ai compris qu'il fallait tout reprendre depuis le début!
J'ai donc écouté "Lakmé" en entier! Il y a un air pour ténor que j'adorais étant petite, et il me semblait que c'était dans Lakmé. Et bien non! Et excepté l'air "Viens Malika", duo soprano-alto plutôt mignon, il n'y a rien de trés probant là-dedans! Déception!
J'ai aussi écouté "Les pêcheurs de perles" de Bizet; je vous ais parlé de cet air extraordinaire, qui me bouleverse totalement dés que j'entends les premiéres mesures (mais pas chanté par Alagna, soyons clair! La meilleure interprétation que j'ai trouvé c'est par Rollando Villazon, dont je suis aussitôt devenue une fan éperdue!). Donc j'avais bon espoir de trouver ma "perle" justement. Mais non, là encore! quelques beaux airs masculins, mais rien à voir avec l'air "Je crois entendre encore"!
C'est comme si ces compositeurs étaient touché par la grâce un court instant, le temps pour nous de vivre dans une sorte de temps suspendu où il n'y a plus rien entre nous et la Beauté absolue de la musique, puis tout redevient médiocre, parfois légérement meilleur mais guère mieux. Alors je cherche, et je cherche encore.
Voilà pourquoi je parle encore d'OPERETTES quand je cite les italiens et les français du XIXe siècle! Pour moi, un OPERA, ce sont de superbes morceaux de bravoure et de beauté coupés dans leur élan par quelques verbiages. En revanche, les Operettes, ce sont des piéces de théatre, avec soudain, un éclat, un chant divin, et puis c'est tout.
Il y a des arias dans tous ces opéras qui ont traversé le temps, et tant pis s'il n'y en a qu'un, je voudrais tous les connaitre. Etre touchée par la grâce encore et encore. Alors, je sais bien que certains sont contre les "best of", mais je suis désolée, je ne crois pas que je voudrais réécouter Lakmé une nouvelle fois, en revanche je ne voudrais pas me priver de ce si bel air.
J'ai donc fait une liste de tout ce que je voudrais écouter, et elle est non-exhaustive bien sûr:
- Wagner, tout :
Le Vaisseau fantôme (1843), Tannhäuser (1845) et Lohengrin (1850), Tristan et Isolde (1865), la tétralogie de l’Anneau du Nibelung (1852-1874, qui comprend L'Or du Rhin, La Walkyrie, Siegfried et Le Crépuscule des dieux), Les Maîtres chanteurs de Nuremberg (1868) et Parsifal (1882).
- Verdi, tout aussi, mais en priorité Aïda (1871) :
Nabucco (1842), Ernani (1844) Rigoletto (1851), Il Trovatore (Le Trouvère, 1853), La Traviata (1853), Un ballo in maschera (Un bal masqué, 1859), La Forza del destino (La Force du destin, 1862).
- de l'opéra baroque :
ceux de Jean-Baptiste Lully : Alceste (1674) et Acis et Galatée (1686).
ceux de Jean-Philippe Rameau : Hippolyte et Aricie (1733), Castor et Pollux (1737) et Les Boréades (1764);
ceux de Marc-Antoine Charpentier avec Médée (1693) et David et Jonathas (1684)
ceux d'Haendel : Rinaldo, Orlando, Il pastor fido ...
ceux de Monteverdi : L'orféo (1607) et Le couronnement de Popée (1642)
- Le seul et unique de Beethoven : Fidelio
- Les "petits" romantiques italiens : - Rossini et son Barbier de Séville, son Guillaume Tell ; ceux de Bellini, Puccini et de Donnizetti que j'ai déjà cités.
- Les "petits" romantiques français : . le Faust de Gounod; . Jules Massenet avec Manon (1884), Werther (1892) et Thaïs (1894); Mignon (1866) d'Ambroise Thomas ; Samson et Dalila (1877) de Camille Saint-Saëns ; Claude Debussy et son Pelléas et Mélisande (1902).
- Strauss et son "Chevalier à la rose"
- l'opéra Russe :
Boris Godounov (1874) et La Khovantchina de Modeste Moussorgski ; Le Prince Igor (créé en 1890) d’Alexandre Borodine ; Eugène Onéguine et La Dame de pique de Tchaïkovski. (tiens, en revoyant ce nom... Mmmmhhh, je sens le plaisir refoulé en moi! Je crois bien que c'était dans La dame de pique qu'il y avait ce petit air que j'aimais tant étant gamine! Je m'en vais immédiatement vérifié cette intuition).
... Voilà, j'ai du pain sur la planche! Je vais donc me plonger dans cette Dame de pique et puis ensuite... je crois que je vais me noyer dans la Tétralogie! Immense tâche!
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27.08.2008
Le chevalier de la nuit
Je n'aime pas trop Christian Bale! Je ne dénie pas son talent d'acteur (encore que! on pourrait en discuter!) Mais je ne le trouve pas trés charismatique. De là à incarner Batman... J'avoue qu'au début, j'ai touvé l'idée ridicule. Batman Begins s'est avéré être plutôt mauvais, même pas par sa faute (pas de méchant véritable, le perso de Liam Neeson totalement pathétique, un scénar' qui devait tenir en trois lignes, une présentation du sujet qui plombe obligatoirement ce premier opus! Si l'on excepte le Gotham revisité et revivifié par Nolan, c'était un fiasco complet!).
Mais, allez savoir pourquoi, à l'annonce du 2nd opus, j'étais trés impatiente! Certainement car le méchant, c'est le Joker, le méchant préféré de tous les Batman, et que l'acteur qui le joue, c'est Heath Ledger, le prometteur Heath, chevalier, homo, Dylan... Sa mort n'aura qu'ajouté une "plus-value" morbide au film.
Voilà, j'ai juste enfin vu LE blockbuster de l'été! Le seul qui peut se permettre de ne pas citer son héros dans le titre!!!
Même pas en VO (mais le dernier film vu -Gomorra, dont je parlerais-, me donne bon espoir car MA a admis qu'il avait énormément apprécié la Vo). Et je peux vous dire que le changement de voix de Batman est grotesque en français! Je ne sais pas si ca fait le même effet en anglais! On met bien 1/2 heure avant de se familiariser.
- Le résumé:
(je reprends celui d'allo ciné, bref et concis!)
Batman aborde une phase décisive de sa guerre au crime. Avec l'aide du lieutenant de police Jim Gordon et du procureur Harvey Dent, Batman entreprend de démanteler les dernières organisations criminelles qui infestent les rues de sa ville. L'association s'avère efficace, mais le trio se heurte bientôt à un nouveau génie du crime qui répand la terreur et le chaos dans Gotham : le Joker...
Bon, bon, par où commencer? Tout le monde a crié au chef-d'oeuvre, au génie de Ledger, etc. Je ne sais pas si je peux ajouter quoique ce soit. Mais quand même, je vais y aller de mon petit avis! Je ne suis pas tout à fait d'accord! D'abord, quant au film :
ATTENTION! DES SPOILERS PEUVENT SE CACHER DANS CES LIGNES! LECTEURS N'AYANT PAS VU LE FILM ET AIMANT LES SURPRISES, S'ABSTENIR!!!
- bien meilleur que le 1er, cela va sans dire; Gotham a pourtant totalement disparu. Exit la ville glauque. On y est toujours, mais elle n'est plus trés présente. Le scénario est pas mauvais, pas original non plus. Un grand méchant qui pose des questions existentielles au héros, des flics plutôt con-cons, une chérie aussi conne que les flics qui se fait toujours attraper pour devenir l'appat... Mais bon, c'est Batman, c'est pas non plus une palme d'or Cannoise! Les combats sont bien filmés cette fois, pas au ralenti, et ca fait assez réaliste. Batman frappe fort mais reçoit des coups qui lui font mal; il n'échappe pas aux balles, il saigne (bon ok, il reçoit une balle et il se reléve aussitôt, saute, sauve un gamin, et repart en courant... Mais que voulez-vous? C'est Batman quand même!), il tombe...
- Les perso : bien plus travaillés là-aussi. Maggie Gyllenhall (la soeur de Jack, Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!! -qui en passant va incarner "Prince of persia" et qui pour le rôle est devenu un mastodonte hallucinant! Un monstre! Hulk va te cacher!), la fille donc, est plus mature et meilleure actrice que la pale Katie Holmes, même s'il faut avouer qu'elle est moins jolie. Aaron Eckhart en Harvey Dent, procureur idéaliste qui pourfend la veuve et l'orphelin, est trés bien aussi -du moins tant qu'il reste Dent, parce que l'arrivée de "Double-Face" est pour le moins inutile et inefficace, voire trés contestable. Le lieutenant Gordon est toujours parfait (j'adore Gary Oldman! Ici en droopy fatigué, il est génial!), mais l'intrigue autour de ce perso est totalement loupée vu qu'on sait trés bien qu'il ne peut pas mourir (tant qu'il n'est pas le "commissaire" Gordon, ca c'est ma théorie! Vérifiée pour l'instant!). Michael Caine, toujours niquel, au poil prés; et Morgan Freeman bien sûr aussi! (en plus, on a appris qu'il s'était sorti sans trop de dégat de l'horrible accident de voiture qu'il avait eu le mois dernier! Ouf!).
- Les méchants : là évidemment, c'est l'atout majeur du film. Quand dans le 1er opus, il n'y avait aucun méchant digne de ce nom (je t'aime bien Cillian, m'enfin, faut avouer qu'un méchant qu'on voit dix minutes dans le film n'en est pas vraiment un! D'ailleurs, Cillian qui fait une petite apparition en début de séance pour un 'tit clin d'oeil mignon tout plein!). Donc, LE méchant, The plus grand vilain de tous les temps : le Joker! J'adooore! Comme tout le monde, c'est le perso qu'on préfére dans tous les Batman réunis! Et, c'est mon ami Heath qui le joue! Je ne peux pas dire que sa prestation ne vaut pas les applaudissements, les acclamations, les Hourra... Il est incroyablement plus vraisemblable que Jack Nicholson; j'ose la comparaison car le jeu de Heath est pétrifiant, son Joker est imprévisible, violent, malsain et terriblement intelligent. La premiere scéne, celle du cambriolage de la banque, est géniale, jouissive et drôle! La seconde, lorsqu'il rencontre les chefs des différentes mafia locales, avec le stylo va, sans aucun doute possible, devenir culte instantanément! Ca vaut un "Orange Mécanique". Voilà, c'est ca! Le Joker d'Heath m'a fait penser au perso de Malcom Mac Dowel. En ce sens, j'ai été légérement -mais un tout petit petit peu hein!- déçue. Je m'attendais à quelque chose de plus démesuré. Il est machiavélique, mais sa folie est peu palpable; on ressent simplement une immense intelligence mise au service du chaos. J'aurais aimé un poil de folie en plus.
Les hommes de la Mafia ne sont pas vraiment des méchants, juste des pantins dans les mains de leur marionnetiste. Et pour Double-Face, j'en ais déjà parlé. Juste ajouter que le choix du "maquillage" est à mon sens peu sensé! Un mec qui se fait brûler quelques secondes n'est pas atteint à ce point. Pas sensé, mais pas esthétique non plus. Pour le Joker, on nous a bassiné avec le fait que c'était un maquillage trés "naturel", vraisemblable, fait en deux coups de cuillére à pot; et là, on se retrouve avec un gros oeil de cyborg qui pendouille presque, des images de synthése crades, pour un effet final vraiment trés moyen. N'est pas trés vraisemblable non plus sa transformation morale. Pourquoi cet "ange de la justice", ce "chevalier de lumière" s'est-il transformé en vengeur psychopathe? On n'en sait rien! Il a souffert ok, Batman aussi! Il a eu droit à son petit laïus de la part du Joker, Batman aussi! Mais voilà, à lui ca lui a suffit pour pêter un cable! Et être envoyé ad patres en 10 minutes chrono! Un bien vilain traitement pour un Grand vilain de la mythologie Batman, qui aurait mériter bien mieux!
- La fin : plutôt couillu d'envoyer la Belle outre-tombe! Je ne connais pas les comics de Batman, est-ce que ca devait se passer comme ca? Je ne sais pas, mais je trouve le choix trés bienvenu. En revanche, je n'ai absolument pas compris pourquoi Batman doit mettre sur son dos les meurtres de Double-Face... Enfin, c'est pas comme si ca avait été le seul psycho qui parcourait la ville à ce moment là, non?! 5 meurtres de plus pour les hommes du Joker, ca serait pas passé?
Enfin, moi c'que j'en dis, hein!
Voilà, je viens de me relire et je me rends compte qu'à vouloir faire court pour ne pas vous ennuyer, j'en oublie les impondérables!
- Le réal d'abord, c'est Chris NOLAN ("Mémento"). Son parti-pris de redonner une profondeur plus réaliste à "Batman" est sa marque de fabrique! Sa réalisation, sans être novatrice, est intéressante; elle donne une indication de plus sur chaque perso. N'oubliez pas de regarder les mouvements de la caméra quand apparait le Joker, vous comprendrez ce que je veux dire!
- MON AVIS FINAL : c'est un film A VOIR, sans nul doute! Mais pas avec ses enfants! La franchise Batman n'a jamais été connu pour être trés rigolote. Entre Burton et Nolan, on retrouve la même touche noire, malfaisante, l'idée qu'une certaine part de l'humanité est glauque et moche à voir. Certaines scénes peuvent donc choquer (je parlais justement du stylo, mais il y en a d'autres!), encore que le film souffre un peu de l'état actuel des choses au ciné US : pas de sang, pas de violence gratuite à l'écran, pas de mort! Alors, tout est suggéré! Dés qu'on est censé voir quelque chose de dérangeant, zou ca part en flou artistique! Batman est quelque peu invisible face au Joker, mais ca, on a l'habitude (même schéma dans la 1er Batman de Burton, où Nicholson avait totalement oblitéré les états d'âmes de Michael Keaton!). Quelques longueurs (2h27 tout de même!) et des faiblesses narratives et scénaristiques : le jeu moral des deux ferry est à mon sens totalement naïf, voire niais! C'est bien Us pour le coup! Tout ca sans oublier la prestation bluffante de Heath Ledger (dont les sequelles du personnages auraient provoqué sa fin précoce!).
Certains ont dit que c'était le MEILLEUR de toute la série (6 films, 2 de Burton, 2 de Schumacher qu'on peut oublier, et 2 de Nolan). Je ne suis pas d'accord là non plus! Bien sûr, il est difficile de faire un choix tant les univers de Burton et Nolan sont différents, quasiment antithétiques; Ce-dernier a inscrit son film dans un contexte politique mondial, dans une réalité qui nous touche; son film est à prendre au 1er degré le plus féroce. Burton lui a plus de classe. Il nous dessine un conte moral et moderne, universel, gothique, torturé et tout en 2nd degré. Bien sûr, c'est celui que je préfére! Quitte à dire que je préfére le kitch au réalisme! Je ne dirais pas non plus que c'est le meilleur film de super-héros, que c'est un film parfait, que Nolan frise la perfection... Méfiez-vous toujours des critiques dithyrambiques!
Sauf quand ce sont les miennes ;)
16:03 Publié dans la toile blanche | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : heath ledger est un grand joker
25.08.2008
Bizarre bizarre, Vous avez dit Bizarre?!
Je viens d'ouvrir mon blog, comme je le fais 3 une fois par jour. Je tombe sur ma page perso, et là...
je vois mes stats qui ont -relativement- explosé ce mois-ci!!! Est-ce du à la découverte soudaine de mon talent fulgurant par tout un tas de gens? Est-ce mes nombreux commentaires laissés sur de trés nombreux blogs qui ont attiré le chalant? Est-ce le fait d'avoir parlé de nudisme, de cul, et de glamour? (Il y a deux questions totalement malhonnêtes dans le lot, saurez-vous trouver lesquelles?).
Je sens que je vais essaimer des mots cochons dans tous mes posts désormais! Comment ca je me vends?! Meuh non! Qu'allez-vous chercher?!
18:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
23.08.2008
Ciné-télé
J'ai profité de mon we de libre ( le we dernier, seule, sans amoureux, sans ami, sans chat, sans soleil...) pour voir 2 films que j'avais loupé au ciné:
- Le Dahlia Noir, de Brian de Palma, adaptation du livre éponyme de James Ellroy.
- Ne touchez pas à la hâche, de Jacques Rivette, adaptation du roman "La duchesse de Langeais" de Balzac
* Le premier, Le Dahlia, a été une grande déception. J'avais bien aimé le livre. L'ambiance des années 40, la police de l'époque, les soldats, Los Angeles, la pégre, la vie minable des prostituées... Et puis les perso : Glace et Feu pour les hommes, Blonde et Brune pour les femmes. La satire sociale aurait suffi à en faire un bouquin intéressant; le crime et l'enquête le rendait passionnant. De quoi faire quelque chose de vraiment sympa. Il y avait matière. Mais voilà, en hommage à Miss Johansson, la fin est différente, on se demande pourquoi. Est-ce un caprice de la star? Une volonté du réalisateur? En tout cas, le film est plat, inintéressant de bout en bout; les décors font carton-pate; pas une fois, on a l'impression de la réalité de la ville. Les "méchants" sont grotesques, et on ne comprend pas trés bien les tenants et les aboutissants. Pas une seule émotion ne transpire de l'écran. On ne comprend rien à rien. Un seul exemple : le Dahlia Noir, cette femme retrouvée atrocement mutilée, avait été copiée par la Brune. Pas une fois dans le film, ou tout juste, on ne comprend ce fait. Tout est flou, baclé. Je me demande bien ce qui c'est passé dans la tête de de Palma pour réaliser une telle platitude. Et le fait que, décidément, je n'aime pas Josh Harnett n'arrange rien à l'affaire.
* Le second, le Rivette, rend quant à lui ses belles lettres au genre, l'adaptation littéraire. Ahhh quel plaisir de voir sortir de l'encre de Balzac
cette superbe duchesse pour nous montrer les us et coutumes de la Cour, les minauderies obligatoires et la carte de l'Amour du 19e siècle. J'aime beaucoup les acteurs déjà, leur choix est tout à fait judicieux. Jeanne Balibar est superbe; Depardieu (Guillaume bien sûr,!je ne dirais jamais assez combien je n'aime pas son pére!) est immense! Ils sont parfaits pour ces drames et ces grands personnages de la Comédie Humaine. Et quel bonheur de donner un visage à De Marsay et aux autres...De la part du réalisateur, aucune liberté! cependant Il s'agit de l'adaptation la plus littérale qui soit. Mais le résultat est trés beau et émouvant. L'histoire suffisait. Pas besoin de fioritures dans un tel drame amoureux. Les premières images sont difficiles à saisir dans toute leur émotion sans avoir lu le livre, mais elles sont expliquées, peu ou prou, par la suite. Il n'en reste pas moins que j'ai été saisi par ces quelques minutes, ce Colonel boiteux soudain ému aux larmes par quelques notes de piano... C'est tout simple, c'est grandiose! Ca m'a donné envie de me replonger dans l'oeuvre de mon auteur favori!
Un autre film qu'il me tarde de voir : "Une vieille maitresse" de Catherine Breillat. Ce we qui sait?!
19:00 Publié dans la toile blanche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.08.2008
Begbeider-écrivain durera-t'il trois ans?
... Trois ans sans doute, c'est déjà fait! Mais trois décennies, là, permettez moi sans cynisme d'en douter!
Je viens donc de faire la découverte de ce "phénoméne" littéraire, qui depuis le succés retentissant de "99 francs" en 2000 fait partie de la jungle parisienne. En général, je ne céde pas aux sirénes de la capitale. Surtout littéraire! J'ai mis du temps avant de tenter un Nothomb, et elle avait l'avantage d'avoir un vrai talent. Qui s'est avéré éphémére, mais au moins, de l'idée, du changement! Begbeider parle de lui! de Paris! de sa vie de Bobo! Et j'aime pas ca! J'avais dit déjà combien les élucubrations égotistes de Catherine Angot m'avait donné envie de vomir! Alors, Begbeider partait avec quelques béquilles!
Son livre: "L'amour dure trois ans", offert par une connaissance (par contre, je trouve ca vraiment sympa comme cadeau, un livre! Faire aimer ce que l'on aime, tenter l'aventure d'un nouvel auteur! c'est intime et en même temps peu cher! Les gens devraient y penser plus souvent! J'ai eu l'autobiographie de David Lynch aussi, par mes amis qui savaient sur quel cheval miser! Il faudra que j'en parle!).
Je savais déjà, avec un tel titre, à quoi m'attendre! Du facile! Des remarques de trentenaires désabusés comme on en a 14 à la douzaine dans la rue! Je déteste! Cette manière qu'on tous ces gens de dire, comme d'une mode -et c'est bien le cas- : l'amour de toute façon ca dure pas; je veux pas d'enfants, et alors?!; profitons de la vie...
De belles paroles aux airs faussement authentiques! Le fait est que ca pourrait presque nous paraitre honnête, s'ils n'étaient pas cent, mille, à nous sortir en même temps ces revendications comme un drapeau! Je peux vous en parler moi de ces gens! J'en ai une dans ma famille! La parfaite image! Avec toujours l'accroche qui faut au bon moment!
Alors Begbeider, c'est vraiment rien de nouveau sous le soleil!
Je comprends que certaines de ses belles formules puissent séduire le public des Gavalda et des Nothomb! Moi ca me fait légérement sourire, mais je vois la vacuité immense derrière, et du coup, ca me fait plus rire du tout!
Je reviens sur le livre:
il parait que c'est le 3em d'une trilogie, 3em et dernier tome! Ca tombe bien, je ne lirais pas les premiers!
Voici l'accroche :
«La première année, on achète des meubles, la deuxième année, on déplace les meubles, la troisième année, on sépare les meubles.»
C'est mignon! L'avantage de Beigbeder, c'est qu'il a travaillé dans la pub pas mal de temps, du coup il a à sa disposition une faculté intéressante, celle de pouvoir sortir des phrases percutantes!
«L’amour est un combat perdu d’avance.»
«Je souhaiterais être réincarné en magnétoscope VHS pour pouvoir effacer ces images qui me hantent.»
«La beauté finit en laideur, le destin de la jeunesse est d’être flétrie, la vie n’est qu’un lent pourrissement, nous mourons chaque jour.»
"On fait semblant d'être indifférent au divorce, mais arrive bientôt le moment terrible où l'on comprend être passé de 'La belle au bois dormant' à 'Nous ne vieillirons pas ensemble'."
«On dit souvent qu’”il faut sauver les apparences”. Moi je dis qu’il faut les assassiner car c’est le seul moyen d’être sauvé.»
«Si votre femme est en train de devenir une amie, il est temps de proposer à une amie de devenir votre femme.»
«L’amour est une catastrophe magnifique : savoir que l’on fonce dans un mur, et accélérer quand même.»
Voilà, il y en aurait d'autres! Son livre, et j'imagine bien tous ses livres identiques, est un rassemblement de belles phrases. Rien de plus. Ca se lit, ca s'avale en deux heures, ca se digére en deux minutes, et ca s'oublie aussi vite. Il n'y a RIEN qui fasse un réel intérêt à lire ce livre! Sauf le personnage de Begbeider lui-même peut-être, faussement provocateur, comme le titre de ses livres!
19:44 Publié dans les ptites cellules grises! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Des experts en or
Je viens d'assister à la 1/2 finale de Handball masculin! Quel plaisir! Bravo les bleus! peut-être qu'on va enfin l'avoir cette médaille d'or...
Tout ca pour dire que ca m'a permis de faire une remarque:
"ah tiens, mais il est toujours là le petit mignon?!!"
Vu que je regarde les matchs de ce sport uniquement dans les grandes occasions, c'est-à-dire en gros une fois tous les deux-trois ans, pour les Coupes du Monde ou les Jo, ca faisait pas mal de temps que je n'en avais pas eu l'occasion.
J'aime bien le handball!
... Masculin! ... j'ai découvert pourquoi avec les Costaud -aprés les Barjots donc!- quand j'ai vu le petit mignon...
Pour intéresser les filles à un sport, les promoteurs devraient comprendre la force de persuasion d'un beau gosse. Dans le handball, ce qui a de bien, c'est qu'ils ne sont pas énormes, trop baraqués comme au rugby, défoncés comme à la boxe, pas sexy comme en cyclisme... Non le handball, c'est des mecs plutôt normaux, d'où sortent du lot quelques vrais beaux gosses! Aprés, une fois le poisson ferré, l'intérêt primaire du sport fait son effet. Mais d'abord, faut du beau gosse!
Et moi j'aime bien!
Le "petit mignon" c'est Bertrand Gilles!
Alors quand je me rends compte qu'il fait ENCORE partie de l'équipe de France, je me sens tout d'un coup beaucoup plus intéressée par le sort de cette 1/2 finale! Bon, il a les cheveux longs, j'aime moyen au début, mais je me rends compte que ca lui va pas si mal finalement! Allez, c'est bon! Je vais le regarder ton match!
Et puis quand l'équipe remporte le match, contre la Croatie championne olympique en titre, avec 10 dernières minutes superbes, même l'absence éventuelle du petit Bertrand ne pourrait plus me faire quitter mon écran!
Vivement la finale...
14:06 Publié dans Bleu-blanc-rouge | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
21.08.2008
"Le Rapport de Brodeck", de Philippe CLAUDEL
Je viens tout juste de lire la dernière ligne du dernier livre de Claudel.
Peu de mots peuvent expliquer ce que je ressents en lisant cet écrivain sur-doué. La joie de l'avoir découvert, d'avoir pu faire la connaissance de ces personnages tous abimés par la vie mais emplis d'humanité.
Le rapport de Brodeck est un livre immense! Sombre et magnifique! L'amour que porte le personnage à ces trois "femmes"... Les peintures de ces gens du Nord-Est aprés guerre, sociale et surtout individuelle; la faiblesse ancrée en chacun des hommes sur cette terre, la soumission à l'horreur. Claudel arrive à tisser des récits comme une couturiére, un point à l'endroit, un point à l'envers; il enchaîne les époques, les ambiances, les sentiments avec une maestria et une facilité qui laisse pantois! Il nous porte dans des univers glauques que nous aimerions éviter, comme ces hommes, mais il parvient à nous en montrer la beauté, parfois. Il nous montre des hommes faibles, faibles comme nous tous! Il nous pousse à aller au-delà du jugement facile. Que penser alors de ces villageois, préts à toutes les extrémités pour oublier leurs faiblesses et leurs noirceurs enfouies? Que penser de cette homme qui pour se sauver aux temps les plus noirs de l'humanité accepta de s'avilir? Et que dire encore de cet homme mystérieux, dont on ne sait rien, mais qui perce les vérités les plus noires d'un coup de pinceau? Est-ce Dieu ou le Diable?
Il y a toujours de l'espoir chez Claudel, même teinté d'amertumes, que ce soit sous la forme du rire cristallin d'une enfant ou de celle d'un "trés beau et trés vieux renard" qui tourne sa tête vers nous lorsque les premières lueurs de l'aube l'éclairent...
"Même si j'avais été dans l'auberge le soir où tous sont devenus fous, qu'aurais-je pu faire à moi tout seul? Le moindre de mes mots, le moindre de mes gestes aurait décidé de mon sort, et j'aurais subi le même destin que lui. C'est aussi cela qui me frappait de terreur : savoir que si j'avais été dans l'auberge, je n'aurais rien fait pour empêcher ce qui s'est produit, je me serais fait le plus petit possible, et j'aurais assisté impuissant à l'épouvantable scène. Cette lacheté, même si elle n'avait pas eu lieu, me dégoutait. Au fond, j'étais comme les autres, comme tous ceux qui m'entouraient et qui m'avaient chargé de ce "Rapport" dont ils espéraient qu'il allait les disculper."
15:01 Publié dans les ptites cellules grises! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : passion livre
20.08.2008
Citius, altius, fortius
« L’olympisme n’a de sens que si tous les pays du monde peuvent participer à la fête […] les Jeux sont l’occasion d’accompagner la Chine vers l’ouverture, la tolérance, le progrès et le respect des valeurs qui sont les nôtres. »
8 aout -Nicolas Sarkosy-
Il est trop drôle notre Président! Quel humour vraiment! trop fort!
80 % des exécutions dans le monde ont lieu en Chine.
L’injection létale se développe rapidement et des véhicules adaptés, véritables chambres d’exécution mobiles se multiplient, dans un souci, selon les autorités chinoises, "d’humaniser" la peine de mort, mais aussi de la rendre plus discrète.
Les autorités chinoises admettent que la plupart des organes transplantés provient des condamnés à mort exécutés.
Le magazine économique Caijing a précisé que 5% seulement des organes greffés viennent de dons libres et 95% de criminels exécutés.
- La liberté de pensée:
- Des utilisateurs d’internet continuent d’être arrêtés et emprisonnés. Certains sont condamnés à de très lourdes peines, comme Kong Youping 15 ans de prison, Jin Haike 10 ans et Tao Haidong 7 ans.
Depuis janvier 2001, la Cour Suprême sanctionne par la peine de mort ceux reconnus coupables d’avoir divulgué par internet des "secrets d’Etat" à des organisations et des personnes étrangères. Des entreprises étrangères, Websense, Cisco Systems, Nortel Networks et Microsoft auraient fourni des technologies permettant aux autorités chinoises de censurer Internet. La Chine opère le système de filtrage d’Internet le plus important, le plus sophistiqué et le plus étendu au monde.
- Des hommes et des femmes sont arrêtés et détenus pour avoir exercé pacifiquement leurs droits à la liberté d’expression et d’association. Les chefs d’inculpation liés aux violations des secrets d’Etat et à la subversion sont largement utilisés par les autorités chinoises.
- Les membres d’organisations religieuses qui refusent de s’enregistrer officiellement dans les associations gouvernementales ou les membres de mouvements comme le Falungong, interdit depuis 1999, et autres mouvements décrétés hérétiques, font l’objet de détentions arbitraires, de tortures et de mauvais traitements.
- Des manifestants du mouvement de Tiananmen de 1989 sont toujours en prison et les familles des disparus continuent à être harcelées par les forces de police. Les membres du Parti démocratique chinois, interdit, ont été condamnés à de lourdes peines et sont toujours en prison.
- Torture :
La plupart des aveux sont arrachés sous la torture et son utilisation généralisée a conduit à des erreurs judiciaires graves et inquiétantes.
Par exemple, Nie Shubin, jeune fermier du nord de la Chine a été exécuté en 1995 pour le viol et le meurtre d’une femme de sa région. Il aurait été torturé en garde à vue. Début 2005, un suspect arrêté dans une autre affaire aurait avoué le crime!
- Droits du Tibet:
Plus de 130 Tibétains, principalement des moines et des moniales seraient toujours détenus en violation de leurs droits fondamentaux dont plus de la moitié à la prison de Drapchi à Lhassa.
La condamnation à mort, à la suite d’un procès inéquitable, du lama Tenzin Delek Rinpoche a été commuée en prison à vie.
Nous ne disposons d’aucune information concernant la situation de Gendhun Choekyi Nyima, enlevé le 17 mai 1995 à l’âge de 6 ans avec sa famille par les autorités de Pékin, après sa désignation par le Dalaï Lama pour être le 11ème Panchen Lama.
Récemment, les autorités chinoises ont reconnu que l’armée avait tiré le 30 septembre 2006 sur un groupe de 70 Tibétains qui tentait de gagner le Népal.
Une jeune nonne de 17 ans, Kelsang Namtso et un jeune garçon ont été tués.
Une quarantaine de personnes aurait réussi à franchir la frontière, trente dont 14 enfants mineurs auraient été arrêtées. Deux alpinistes britanniques ont été témoins de cette fusillade et un caméraman de la chaîne roumaine Pro TV a filmé la scène. L’incident s’est produit au col de Nanpa La à 5 800 m d’altitude.
- Détention administrative:
Des centaines de milliers de Chinois sont actuellement détenus pour des peines dites mineures et dont la gravité est insuffisante pour qu’elles soient punies aux termes du code pénal dans des camps de rééducation par le travail ou dans des hôpitaux psychiatriques sans jamais avoir été jugés ou condamnés.
La durée de ces peines peut aller d’un an à trois ans et peut être prolongée d’un an.
Ces peines sont fixées par la police sans inculpation, sans procès ni contrôle d’une autorité judiciaire.
La police a un pouvoir illimité dans ce domaine.
- Droits des travailleurs :
Le développement économique de la Chine et son entrée dans l’OMC, entraînent la reconversion de nombreux sites de production, la fermeture d’usines d’Etat et la multiplication d’usines privées peu soucieuses des conditions de travail. Les protestations des salariés portent sur les licenciements en masse, les bas salaires, la corruption des cadres et les conditions de travail dangereuses.
57 000 mouvements ouvriers ont été dénombrés en 2004.
Les syndicats libres et indépendants n’existent pas et les leaders ouvriers et ceux qui les aident, sont emprisonnés après des procès inéquitables et font l’objet de mauvais traitements en prison comme c’est le cas pour Yao Fuxin dont la santé s’est terriblement dégradée.
- Droits de la communauté Ouighoure:
Depuis le 11 septembre 2001, la Chine continue de se réfugier derrière le prétexte de la "guerre internationale contre le terrorisme", pour justifier la répression menée contre des individus qualifiés de "séparatistes, terroristes et extrémistes religieux" appartenant à la communauté ouïghoure du Xinjiang à majorité musulmane. Des milliers de personnes ont été emprisonnées, d’autres exécutées. La torture y est largement répandue.
En mai 2005, les autorités chinoises ont relancé au Xinjiang la campagne "Frapper fort" , permettant l’arrestation, la mise en accusation et la détention de personnes qui exercent pacifiquement leurs droits humains sous prétexte de crime de "mise en danger de la sûreté de l’Etat".
- Situation des femmes:
Situation dramatique des femmes notamment au Tibet et au Xinjiang. Des mesures de contrôle des naissances sont imposées par contrainte ou par force, les conditions d’avortement (jusqu’au neuvième mois) les mettent en danger. La politique de l’enfant unique a conduit aux avortements sélectifs et à un déficit de la natalité féminine ; selon les régions, on compte entre 120 et 130 garçons pour 100 filles.
La vente de femmes et la prostitution ne cessent de croître.
Le taux de suicide des femmes en Chine est le plus élevé du monde et touche une population essentiellement rurale (500 cas recensés par jour selon l’Expansion de novembre 2003).
- Le sida dans les provinces reculées:
Li Xige, une villageoise militante de la province du Henan a été arrêtée par la police le 18 juillet 2006 et placée en détention pendant plus de 3 semaines à son retour de Pékin, où elle s’était rendue pour obtenir réparation pour des femmes ayant contracté le virus du sida lors de transfusions sanguines.
Après sa remise en liberté, elle a été placée sous surveillance policière.
Li Xige et sa fille ont été contaminées toutes les deux lors d’une transfusion sanguine lorsque Xige a accouché par césarienne.
La fillette est morte à neuf ans d’une maladie liée au sida.
Li Xige qui s’est aperçue qu’une quarantaine de femmes et une dizaine d’enfants avaient été contaminées dans des circonstances similaires a fondé une organisation Kanglejia (Famille heureuse en bonne santé), pour soutenir les personnes vivant avec le sida.
Le 21 novembre 2006, elle a été arrêtée à Pékin où elle se rendait pour suivre une conférence sur le HIV/sida, organisée par l’institut Aizhixing, et raccompagnée de force chez elle.
Bon, je pourrais continuer longtemps, parce que comme dans toute dictature, les mesures liberticides se retrouvent à tous les niveaux de la vie, sociale, économique, culturelle... Le Pékin aseptisé qu'on nous a servi sur un plateau est suffisamment éloquent! Combien de gens délogés, "bannis" de leurs habitations pour pouvoir construire des quartiers clean? Je pourrais aussi et surtout parler de la politique étrangére chinoise, de la Birmanie, pauvre pays abandonné par la communauté internationale pour faire plaisir au pays du soleil levant...
17 aout — Faouzi Lamdaoui (secrétaire du PS à l’égalité)
Et Sarkosy capable de justifier sa faiblesse par une telle hypocrisie, ca me donne juste envie de gerber! Vive la France!
23:48 Publié dans Bleu-blanc-rouge | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : droits de l'homme et chine
nuit 3
Hier je me suis plainte de l'éloignement de mon amoureux! Et j'ai oublié un fait de ma vie bien plus important, peut-être cause de ma tristesse apparue si soudainement. Je me suis sans doute trompée dans les causes.
Aujourd'hui mes deux grands-péres sont à l'hôpital. Les 2 pour un AVC. L'un plus touché que l'autre. Les 2 en vie certes. Mais pour combien de temps?
Je ne me suis pas sentie si touchée que ca quand j'ai appris le premier accident. Bien sûr le coup au coeur qui dure une fraction de seconde quand on l'apprend, puis le réchauffement quand on sait que c'est bon, tout va à peu prés bien. Mais même s'il est dans un état plus qu'amoindri, mon coeur endurci depuis octobre 2000 n'a rien ressenti de particulier. Ca fait parti des dommages collatéraux. Parfois je me dis que ce Fait immonde m'a créée, que dans mon malheur, ca m'a rendu plus forte et à la fois plus sensible, plus sûre de moi et plus sûre de ce que je veux et que je ne veux plus. Et à d'autres moments, je me rends aussi compte que ca m'a enlevé une part du coeur, une part d'empathie. Je suis dure face à la mort des autres. Plus aucune funéraille n'arrive à toucher mon coeur. Je suis comme la pierre. Pour ceux qui ont à vivre ces morts, je me révéle implacable. Je n'arrive pas à ressentir la moindre émotion. Ma cousine a perdu son grand-pére l'an dernier; j'étais "triste" pour elle, je comprenais toute l'horreur de la situation, mais je n'ai pas pu avoir un mot de consolation; rien n'est sorti. Pleins de "petits" malheurs sont arrivés et jamais je n'ai rien ressenti. On passe pour un monstre, alors on se cache un peu, on fait semblant, mais au plus profond de soi, il n'y a rien, strictement rien. Juste le Froid.
Pour mon premier grand-pére, je n'ai jamais eu le sentiment de le perdre, alors quand je le vois, même dans cet état, les sentiments ne font qu'affleurer, qu'effleurer mon petit coeur de pierre.
Et là...
BOUM! le second papi! Le même coup! On pense que ca va venir du coeur, et c'est le cerveau qui te trahit.
Et les sentiments me sont alors revenus...
Un bien pour un mal, la même chanson. Ca fait toujours du bien de réintégrer son coeur. Mais la sensation palpable et permanente que je ne peux rien faire. Le temps passe. On se dit que ca ira, on a le temps de voir venir. Mais non. Toujours le temps nous rattrape et on n'a pas fait ni dit l'essentiel. Cette idée qu'irrémédiablement on aura à souffrir. Je me protégeais sans doute de ca pendant ces 8 ans où je me suis interdite de ressentir. C'est intolérable. Je me rends compte, et ca c'est un vrai bien, que mes grands-péres comptent trés trés fort pour moi, que je veux qu'ils soient là pour tout ce qui peut m'arriver de bon dans la vie, pour mon premier enfant, pour mon mariage, et que l'idée qu'ils ne puissent plus être là ne m'avaient même pas effleurer l'esprit tellement un monde sans eux est impensable. Et être seule pour vivre cette gifle, je crois que c'est ca qui m'a le plus destabilisé.
00:08 Publié dans noir c'est noir! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





































