29.08.2008
Le temps suspendu
Je viens d'écouter Lakmé, de Delibes, dans un arrangement de Michel Plasson dirigeant l'orchestre du Capitole - ;) forcément! - avec Nathalie Dessay, Grégory Kunde et José Van Dam, entre autres.
Je suis une grande fan des opéras Mozartiens, par la passion dévorante de mon pére. J'aime aussi beaucoup, beaucoup, beaucoup "La Traviata".
Mais je dois avouer que ma connaissance des opéras s'arrêtent là.
Bien sûr j'ai des cd du genre "Les plus grands airs d'opéra", "les grands arias chantés par Maria Callas", etc. Je suis allée voir "La vie parisienne" et "La Périchole" d'Offenbach, mais c'est de l'opéra-bouffe, un genre qui ne me touche pas particulièrement (mais qui reste plaisant à voir sur scéne); j'ai aussi vu et revu "La bohéme" de Puccini et "Carmen" de Bizet, là encore, il s'agit pour moi d'opérette et je n'y ais pas trouvé mon bonheur (Oui, bien sûr, Carmen et ses grands Arias, mais que voulez-vous, je suis en plein questionnement en ce moment!).
Je ne connais pas bien la teneur des grands opéras, juste quelques airs archi-connus, dans "Lucia de Lammermoor" de Donizetti, "Aïda", "Nabucco", "Rigoletto" et tous les autres de Verdi, la tétralogie du "Ring" de Wagner, les Puccini ("la Bohéme", "Madame Butterfly"), les Bellini ("Norma" et "La sonnambula")...
Je suis donc en train de chercher et d'écouter tous ces opéras connus, pour me faire une culture! Il était temps!
Mes préférences vont au dramatique, mais j'ai du mal avec le grandiloquent. Dans quelques airs que je connais de Nabucco, je subodore que je n'y trouverais pas mon bonheur! Mais sait-on jamais! Ne pas vendre la peau de l'ours, avant de. Idem avec Wagner. Pendant de longues années, j'ai réduit ce compositeur à "La chevauchée des Walkyries" et j'ai imaginé qu'il ne pouvait pas connaitre la grâce! Et un jour, je suis tombé sur un morceau de "Tristan et Ysolde" et là, j'ai compris qu'il fallait tout reprendre depuis le début!
J'ai donc écouté "Lakmé" en entier! Il y a un air pour ténor que j'adorais étant petite, et il me semblait que c'était dans Lakmé. Et bien non! Et excepté l'air "Viens Malika", duo soprano-alto plutôt mignon, il n'y a rien de trés probant là-dedans! Déception!
J'ai aussi écouté "Les pêcheurs de perles" de Bizet; je vous ais parlé de cet air extraordinaire, qui me bouleverse totalement dés que j'entends les premiéres mesures (mais pas chanté par Alagna, soyons clair! La meilleure interprétation que j'ai trouvé c'est par Rollando Villazon, dont je suis aussitôt devenue une fan éperdue!). Donc j'avais bon espoir de trouver ma "perle" justement. Mais non, là encore! quelques beaux airs masculins, mais rien à voir avec l'air "Je crois entendre encore"!
C'est comme si ces compositeurs étaient touché par la grâce un court instant, le temps pour nous de vivre dans une sorte de temps suspendu où il n'y a plus rien entre nous et la Beauté absolue de la musique, puis tout redevient médiocre, parfois légérement meilleur mais guère mieux. Alors je cherche, et je cherche encore.
Voilà pourquoi je parle encore d'OPERETTES quand je cite les italiens et les français du XIXe siècle! Pour moi, un OPERA, ce sont de superbes morceaux de bravoure et de beauté coupés dans leur élan par quelques verbiages. En revanche, les Operettes, ce sont des piéces de théatre, avec soudain, un éclat, un chant divin, et puis c'est tout.
Il y a des arias dans tous ces opéras qui ont traversé le temps, et tant pis s'il n'y en a qu'un, je voudrais tous les connaitre. Etre touchée par la grâce encore et encore. Alors, je sais bien que certains sont contre les "best of", mais je suis désolée, je ne crois pas que je voudrais réécouter Lakmé une nouvelle fois, en revanche je ne voudrais pas me priver de ce si bel air.
J'ai donc fait une liste de tout ce que je voudrais écouter, et elle est non-exhaustive bien sûr:
- Wagner, tout :
Le Vaisseau fantôme (1843), Tannhäuser (1845) et Lohengrin (1850), Tristan et Isolde (1865), la tétralogie de l’Anneau du Nibelung (1852-1874, qui comprend L'Or du Rhin, La Walkyrie, Siegfried et Le Crépuscule des dieux), Les Maîtres chanteurs de Nuremberg (1868) et Parsifal (1882).
- Verdi, tout aussi, mais en priorité Aïda (1871) :
Nabucco (1842), Ernani (1844) Rigoletto (1851), Il Trovatore (Le Trouvère, 1853), La Traviata (1853), Un ballo in maschera (Un bal masqué, 1859), La Forza del destino (La Force du destin, 1862).
- de l'opéra baroque :
ceux de Jean-Baptiste Lully : Alceste (1674) et Acis et Galatée (1686).
ceux de Jean-Philippe Rameau : Hippolyte et Aricie (1733), Castor et Pollux (1737) et Les Boréades (1764);
ceux de Marc-Antoine Charpentier avec Médée (1693) et David et Jonathas (1684)
ceux d'Haendel : Rinaldo, Orlando, Il pastor fido ...
ceux de Monteverdi : L'orféo (1607) et Le couronnement de Popée (1642)
- Le seul et unique de Beethoven : Fidelio
- Les "petits" romantiques italiens : - Rossini et son Barbier de Séville, son Guillaume Tell ; ceux de Bellini, Puccini et de Donnizetti que j'ai déjà cités.
- Les "petits" romantiques français : . le Faust de Gounod; . Jules Massenet avec Manon (1884), Werther (1892) et Thaïs (1894); Mignon (1866) d'Ambroise Thomas ; Samson et Dalila (1877) de Camille Saint-Saëns ; Claude Debussy et son Pelléas et Mélisande (1902).
- Strauss et son "Chevalier à la rose"
- l'opéra Russe :
Boris Godounov (1874) et La Khovantchina de Modeste Moussorgski ; Le Prince Igor (créé en 1890) d’Alexandre Borodine ; Eugène Onéguine et La Dame de pique de Tchaïkovski. (tiens, en revoyant ce nom... Mmmmhhh, je sens le plaisir refoulé en moi! Je crois bien que c'était dans La dame de pique qu'il y avait ce petit air que j'aimais tant étant gamine! Je m'en vais immédiatement vérifié cette intuition).
... Voilà, j'ai du pain sur la planche! Je vais donc me plonger dans cette Dame de pique et puis ensuite... je crois que je vais me noyer dans la Tétralogie! Immense tâche!
19:56 Publié dans les ptites cellules grises! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

































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